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[PV Ezindra] Les frissons où l'alcool et l'amour se mêlent

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Gardienne de l'Impératrice

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A'lana Briselan◊ Gardienne de l'Impératrice ◊


MessageSujet: [PV Ezindra] Les frissons où l'alcool et l'amour se mêlent Mar 9 Juil - 11:17

Une journée de plus auprès de l’Impératrice. Ça en devenait presque lassant, mais A’lana ferait n’importe quoi pour elle, comme le lui avait inculqué ses parents. Heureusement, ce jour-là était légèrement différent des autres. Eh oui, enfin ! Enfin quelqu’un avait pénétré les murs du palais impérial sans autorisation et avait cherché à s’approcher un peu trop de sa protégée. Elle se fît une joie de lui envoyer son pied dans le visage et de le jeter dehors comme il se devait non mais oh !

Comme à chaque soir, A’lana inspecta la chambre de l’Impératrice et vérifia qu’il n’y avait aucun piège ou autre ruse pour faire du mal à la femme si importante. Non, ce n’était pas de la paranoïa mais de la prévention. Même s’il y avait des gardes postés devant la porte de sa chambre, une faute d’inattention était vite arrivée. Si jamais il arrivait  quelque chose à l’Impératrice, elle s’en voudrait à mort. Constatant que tout était parfait, elle laissa la Demoiselle faire sa toilette et se coucher.

Elle entra donc dans sa chambre, située juste en face de celle de sa protégée afin de pouvoir intervenir si le besoin se faisait sentir. Elle attendit l’heure de la relève de la garde de nuit, puis partit sereine. Dracila l’attendait non loin du palais. A’lana se positionna sur sa selle et prit son envol. Cette fois-ci, elle comptait tout simplement déposer la dragonne au domaine et repartir immédiatement. Elle avait envie d’avoir enfin une nuit « complète » si six heures de sommeil pouvaient être considérées comme une nuit de repos. C’était toujours ça. D’ordinaire, les deux partenaires s’entrainaient trois voire quatre heures au domaine avant de goûter au repos, soit deux à trois heures de sommeil. La jeune fille avait pris l’habitude de ces micro-nuits, et ne pas s’entrainer au domaine, consistait à faire la grasse matinée.

Elle atterrit au domaine et laissa Dracila dans son enclos. Elle ne ferma pas la porte à clef, puisque si la dragonne sentirait que son Chevalier était en danger, elle défoncera la grille… Et puis elle lui faisait confiance, elle ne s’échappera jamais. La jeune fille embrassa tout de même les écailles bleues de son amour de dragon avant de repartir, à pieds, au palais impérial.

Les rues étaient sombres, et A’lana le savait, elle n’était pas en sécurité à une telle heure. Les créatures rodaient, et la jeune fille en tuait au moins une par nuit. Elle n’avait aucune pitié pour les monstres qui avaient osé tuer sa sœur jumelle. Elle promettait de toutes les exterminer, sans exception. Son épée dans la main droite, elle avançait prudemment dans les ruelles étroites de Shi’Telara. Un bruit se fît entendre derrière elle. Elle se retourna vivement et de son épée trancha la tête de l’animal qui lui bondissait dessus. C’était moins une… Le sang de l’animal coula le long d’E’lara et A’lana ne chercha pas à essuyer sa lame. Elle pourrait en avoir de nouveau besoin.

Jamais elle n’avait songé à conserver le sang d’une de ses bêtes pour la métamorphose. Il ne valait mieux pas prendre de risque. Qui savait, peut-être qu’en buvant leur sang, elle attraperait la Dyfanae et tout serait fini pour elle : elle serait mise en quarantaine et finirait brûlée pour éviter toute contamination ou qu’elle se transforme en une de ses choses… Elle frissonna. Non, elle ne voulait surtout pas que ça arrive.

Elle regarda la dépouille de ce qui lui semblait être un gros chien noir puis continua sa route. Les Gardes Rouges le trouveront demain et l’incinéreront. Des gouttes de sang tombaient de l’arme d’A’lana, traçant le chemin qu’elle empruntait pour rentrer. Elle se trouvait à proximité de la taverne "La Goutte D'Or" et il ne lui restait plus beaucoup de route à faire. Pourtant elle sentait une autre présence derrière elle. Elle se retourna de nouveau et balança son épée dans le mouvement.

A’lana stoppa son arme à deux centimètres du cou d’une jeune fille. Elle replaça sa lame le long de son corps et examina celle qui avait eu l’imprudence de la suivre de trop près au risque de finir décapitée. Elle était absolument sublime. Il n’y avait pas de mot pour décrire la beauté de cette femme. Ses yeux noirs plongèrent dans ceux de la jeune fille qui étaient tout aussi sombres, et A’lana ne sentait plus que son cœur battre. Elle finit par détourna le regard pour éviter de se perdre dans celui de la belle inconnue. Elle sentit ses joues rosir, et bavait limite devant la femme.

Et sinon il t’arrive quoi A’lana… ?

Plus moyen d’avoir une pensée cohérente. Pourtant ce n’était pas comme si elle n’avait jamais vu de belles femmes, elle avait l’Impératrice sous le nez à longueur de journée et elle se sentait parfaitement bien… Alors pourquoi ? Etait-ce dû au traumatisme de l’histoire du puits enchanté ? Peut-être avait-elle tout simplement peur que ce vœu considéré par le Chevalier comme une malédiction soit toujours d’actualité… Elle était tellement occupée à inventer tous les scénarios possibles qu’elle en oublia le plus simple : cette femme lui plaisait physiquement, tout simplement.

A’lana passa une main dans ses longs cheveux noirs, confuse, en regardant la Demoiselle. Elle lui fît son plus beau sourire en posant sur poing sur sa poitrine et s’inclinant respectueusement.

- Pardonnez-moi ma Demoiselle. J’ai cru à une attaque. Chevalier A’lana, pour vous servir.

Comme affranchie de toute timidité, elle attrapa la main de la jeune fille et la baisa tendrement. Ce fût un délice, la peau était d’une infinie douceur et le Chevalier l’aurait volontiers baisée toute la nuit. Elle se releva et la fixa avec des yeux pétillants, sans lâcher sa main.

- Il est dangereux d’être dehors à une heure pareille. Permettez-moi de vous raccompagner à votre domicile, je me ferai un plaisirs de vous défendre.

La Gardienne, d’ordinaire peu bavarde, semblait s’être décoincée en la présence de la jeune fille. Son cœur battait à tout rompre et semblait vouloir quitter son corps et son armure, et il était impossible pour les deux femmes de ne pas l’entendre.


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MessageSujet: Re: [PV Ezindra] Les frissons où l'alcool et l'amour se mêlent Mer 10 Juil - 7:37

Le soleil avait terminé sa course derrière l’horizon depuis quelques heures et avait laissé le monde à la nuit et ses créatures. Quant à moi, j’avais travaillé toute la journée, c’était enfin l’heure de se détendre un peu… et de ne rien faire. Je laissais le quartier industriel de Midalys et revenais vers Alabrena en ressassant les évènements de la journée. Quelle foutue histoire ! C’était à n’y rien comprendre. Et dire que je devais rendre des comptes à mes supérieurs le plus rapidement possible…
Il fallait être naïf pour penser que travailler comme infiltrée était mince affaire. On se devait d’être constamment sur ses gardes, de n’accorder sa confiance à personne, de tout remettre en doute, de ne pas cesser de jouer son rôle… En gros, il fallait être suicidaire. Pas étonnant qu’ils recrutent des jeunes, ils n’y connaissaient rien et surtout ils n’avaient rien à perdre.

Je m’enfonçai dans une ruelle étroite, bordée par deux murs incroyablement hauts tandis qu’un courant d’air tiède balayait la nuit. Cela faisait une éternité me semblait-il que je n’avais pas vagabondé seule, par une nuit d’été, dans la brise du soir. Avec pour seule compagnie, les étoiles et ma solitude. Je fermai les yeux, inspirai, débouchai dans une allée plus large. Je m’arrêtai. Où étais-je ? Cette cité était immensément grande pour quelqu’un qui n’avait pas l’habitude de la parcourir. Et je n’étais passée par là qu’une fois dans ma vie, cette fameuse soirée où l’homme en cuir m’avait convaincue (de force) de le suivre jusqu’au palais impérial et où l’on m’avait présenté à l’Impératrice.

Bien gardée la bonne femme au passage, il fallait être fou pour se risquer à lui faire quelque chose ! Il y avait des gardes partout, figés comme des statues, lance au poing et cape rouge tombant sur les dalles de marbre blanc. Ils avaient réellement fière allure et je ne regrettais qu’une chose… n’être qu’infiltrée pour la Garde. Ne servir qu’à transmettre des informations, et ne pas pouvoir arborer la lourde armure d’acier de mes collègues. Leurs regards étaient fixes sous leur casque mais je savais qu’ils ne rataient rien de la scène. C’était trompeur mais ils voyaient tout. Sergi me l’avait confié.

Sergi… l’homme qui m’avait enrôlé et qui… avait tourné à droite, à l’endroit précis où je me trouvais maintenant. Je suivis ses traces invisibles. J’espérais ne pas me tromper de chemin…

Un chat noir sauta d’un toit et atterrit souplement devant moi. J’esquissai un sourire. L’animal parfait pour espionner. Souple, silencieux, il suffisait de faire croire que l’on dormait et personne ne se souciait de nous. Un sacré avantage que d’être Shyn dans cette profession ! La métamorphose était sacrément utile ! Quoiqu’elle n’était pas évidente.

Je continuai de marcher. Yeux perdus dans le vague. Pensées perdues dans les souvenirs. Souvenirs perdus dans la brume… Je devais trouver des réponses le plus vite possible, l’heure était grave mais elles tardaient à venir. Cela faisait quelques mois que j’étais devenue espionne et jamais la mission n’avait été si… ardue. Je faisais un pas de travers et c’en était fini de moi. Prudence, attention mais rapidité et efficacité…

Un mouvement devant moi me fit lever les yeux. Une lame brillait à quelques centimètres de mon cou. Inutile de tester pour savoir qu’elle était parfaitement affutée, ça se sentait à la façon dont elle avait tranché l’air. Je m’étais raidie. Quelle idiote. Je n’allais pas survivre longtemps en rêvassant et en me faisant surprendre de la sorte ! Il faudrait sérieusement que je demande à des gardes de la caserne de m’entrainer un jour. Je manquais cruellement de réflexes !

La torche suspendue derrière le propriétaire de l’arme m’empêchait de voir son visage. Ses traits étaient mangés par l’obscurité, je ne voyais qu’une silhouette dont les formes supposaient qu’elle portait une armure. Ce n’était qu’un garde… je m’étais faite une frayeur… Je craignais toujours qu’on finisse par me reconnaître, qu’on lance à mes trousses des mercenaires experts en assassinat sanglant et en tortures, que je termine ciselée ou je ne sais quoi quelque part dans un canal ou une impasse sombre…  

Mais non... On ne me voulait aucun mal cette fois. Le bras s’abaissa et l’arme avec. Le temps s’était suspendu puis alors que les questions s’installaient, la silhouette s’inclina, poing sur le cœur.

- Pardonnez-moi ma Demoiselle.

Une femme. C’était une femme ! Mais… en armure ? Je…

- J’ai cru à une attaque. Chevalier A’lana pour vous servir.

Chevalier qui plus est…  
Sergi les avait évoqués un jour, dans une conversation et il ne semblait pas les porter dans son cœur. Qu’étais-je censée faire ? Comment devais-je réagir ?
Je n’en avais jamais rencontré. Je ne savais rien. J’ignorai même qu’il y avait des femmes parmi eux.
Mais A’lana ça sonnait diaboliquement bien…
Pourquoi Telara ne me laissait pas voir son visage ?!
Foutue lumière…
Foutu contre-jour…

Elle se pencha, contre toute attente, me prit la main et la porta à ses lèvres. Je fermai les yeux un instant. Tous les chevaliers se comportaient-ils ainsi ? C’était… troublant. Je savais que les femmes me troublaient mais… je n’avais jusque là succombé qu’au bleu lagon des yeux de June. Et… je doutais d’être encore guérie.
La dénommée A’lana se redressa.

- Il est dangereux d’être dehors à une heure pareille. Permettez-moi de vous raccompagner à votre domicile, je me ferai un plaisir de vous défendre.

Si elle savait… je passais chaque seconde de ma vie à courir des dangers toujours plus grands les uns que les autres. Chaque jour de passé m’entrainait un peu plus dans une spirale infernale où les ennemis croissaient si vite que c’en était terrifiant. J’avais à peine dix-huit ans. Ce n’était pas un âge pour ne pas trouver le sommeil à cause de cauchemars sanglants. Et pourtant… chaque nuit, je revoyais les visages de la journée, ceux que j’avais dupé, qui venaient me hanter, me torturer. Et pourtant… chaque jour j’y retournais, le ventre troué par la peur qu’ils apprennent ma véritable nature. Suicidaire. Complètement suicidaire. Avais-je seulement le choix ? Évidemment que non…

J’esquissai un sourire désolé.
Rejetai une mèche folle qui me barrait la vue.

- J’apprécie votre dévouement mais je vous avoue que je n’ai nulle part où aller. Peut-être que l’on pourrait simplement prendre un verre quelque part ?

Oooh… Ezin… que fais-tu ? Tu proposes de boire un verre ? Tu as perdu la tête ou quoi ?

J’aimerais faire taire cette voix dans mon crâne mais les vertiges m’ont pris. Elles avaient la même voix… June et A’lana. La même douceur. La même… J’inspirai. Pas question de devenir folle. Pas question de perdre pied. Pas question de… Mon cœur faisait des siennes et ce malgré la peur et la surprises de toute à l’heure qui avaient largement eues le temps de passer.

Ezin, réveille-toi. Réveille-toi. Fais quelque chose. Agis. Mais ne reste pas planter là comme un légume bouilli !

- La Goutte d'Or, ça vous dit ?

Je lui adressai un sourire timide, ce que je n'avais absolument pas l'habitude de faire. Elle tenait toujours ma main et moi j'allais décidément vraiment perdre la tête. Un bon verre me rafraichirait les idées non ?

Fichtre…

Je ne m'étais même pas présentée. Quoique je ne savais pas s'il fallait vraiment que je le fasse. Bouziller une couverture en quelques mots et voilà, j'étais finie.

Elle me mettait mal à l'aise et pourtant je n'avais aucune idée des raisons pour lesquelles je réagissais ainsi. Je ne voyais toujours pas son visage et quant à lui, le temps était suspendu à ses lèvres...
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MessageSujet: Re: [PV Ezindra] Les frissons où l'alcool et l'amour se mêlent Mer 10 Juil - 7:46

- J’apprécie votre dévouement mais je vous avoue que je n’ai nulle part où aller. Peut-être que l’on pourrait simplement prendre un verre quelque part ?

A’lana fût étonnée de sa réponse. Déjà parce qu’elle n’avait toujours aucun nom à accrocher à ce magnifique sourire, ensuite parce que la jeune fille lui propose de boire un verre avec elle. Le Chevalier ne buvait pas. En fait, elle ne supportait pas le goût de l’alcool. C’était trop agressif pour son palais délicat. Mais pour les beaux yeux de la Demoiselle, elle accepterait de faire un effort.

Mais ce qui la frappa davantage, et ce dont elle parlerait volontiers avec elle, c’est que cette jeune inconnue n’avait nulle part où aller… Elle semblait plus jeune qu’A’lana, ce n’était  pas normal qu’elle soit à la rue… Etait-ce un sujet à aborder avec elle où serait-elle fermée à toute discussion là-dessus ? Elle décida de tout de même essayer, qui ne tente rien n’a rien après tout.

- Ce sera avec grand plaisirs, on en parlera une fois installées.

La Gardienne voyait parfaitement bien dans le noir, mais ça ne devait pas être le cas de la jeune fille en face d’elle car elle remarqua qu’elle ne la regardait pas exactement dans les yeux. A’lana se retourna et en effet, avec une torche derrière elle, elle ne risquait pas d’être vue… Elle en revînt au doux visage de son interlocutrice et comprit que la jeune fille était troublée.

- La Goutte d'Or, ça vous dit ?

La femme en armure lâcha un instant la main de l’inconnue et porta la sienne à son menton. La Goutte d’Or… A’lana en avait un assez mauvais souvenir. Oooh pas grand-chose, juste une explosion qui lui avait laissé une magnifique cicatrice dans le dos… Qu’allait-il lui arriver cette fois-ci ? Dans ce genre d’endroit tout pouvait arriver, bien qu’un attentat à la bombe fût un scénario peu commun. Mais là, à cette heure-là, elle redoutait plus la présence d’hommes à l’état de ruines… Et ces personnes-là, à tous les coups cherchaient les problèmes avec A’lana. C’était physique, elle ne pouvait rien y faire, dès qu’il y avait un poivrot, il était pour elle. Eh oui, sinon ça ne serait pas drôle...

- Très bien.

Elle rangea E’lara dans son fourreau et d’un geste souple de la main, invita la jeune fille à la suivre. Elle avait un grand sourire scotché sur le visage, et il ne risquait pas de s’envoler, surtout si elle restait en aussi charmante compagnie. Elle ouvrit la porte de l’auberge et laissa la Demoiselle entrer. Les jeunes filles furent immédiatement accueillies et on leur proposa une table à l’intérieur. Elles prirent place et A’lana commanda un simple cocktail de fruits. Au moins, il n’y avait pas trop d’alcool dans celui-là. Lorsque la serveuse partit pour aller chercher les boissons, le Chevalier détailla plus précisément la Demoiselle. Son visage angélique était encadré par de longs cheveux bruns. Et ses lèvres… elles semblaient si douces, si délicates… A’lana aurait donné son poste pour ne serait-ce que les effleurer.

Elle se surprit un instant à se demander comment l’inconnue la trouvait. Elle savait bien qu’elle était belle, et elle se servait d’ailleurs énormément de son physique, mais dès qu’elle se trouvait en face d’une plus belle femme qu’elle, elle ne pouvait s’empêcher de se demander si elle était attirante pour celle-ci. A’lana s’accouda sur la table et appuya sa tête sur sa main, sans quitter des yeux la jeune fille. Elle lui souriait tendrement, sourire qu’on voit rarement sur son visage, préférant en général paraître dure et froide.

- Si cela ne vous dérange pas, puis-je connaitre votre prénom ?

Elle avait les yeux pétillants d’un enfant curieux. C’était le cas mais elle montrait peu souvent un tel intérêt aux personnes en face d’elle. Etait-ce pour elle-même ? Ou bien pour aider cette jeune fille ? Ou alors les deux ? Elle ne savait pas. Tout ce dont elle était sûre, c’était que cette parfaite inconnue lui donnait chaud au cœur. Cela devait se voir, A’lana était rouge, elle sentait la chaleur monter dans ses joues. Trop de pression d’un coup. Ses mains tremblaient, il fallait qu’elle évacue le trop plein d’énergie qui l’envahissait. Ses yeux devinrent bleus océan alors qu’elle la fixait toujours. Autour d’elle, les boissons des autres personnes s’agitaient dans leur coupe. Certaines débordaient même et elle pouvait entendre les malheureux râler. Elle sourit un peu plus. Elle ne le faisait pas exprès, mais elle trouvait amusant de voir comment réagissait son corps. Doucement, le calme revînt en elle et ses iris redevinrent noirs. Elle allait mieux.

A’lana ferma les yeux et respira longuement. Elle était fatiguée de son effort, aussi inconscient fût-il. Quand elle les rouvrit, elle regarda la Demoiselle avec des yeux inquiets.

- Alors… Comme ça vous n’avez nulle part où aller… Vous vivez dans la rue… ?

Cette vision l’attristait profondément. Qu’une personne soit obligée de se débrouiller sans toit pour être trouver le sommeil, d’être en permanence en danger dans les ruelles sombres de Shi’Telara… Elle réussit à faire un sourire et posa sa main sur celle de la jeune fille. Elle aurait tant aimé lui demander de venir avec elle, lui promettre la chaleur d’un toit… la chaleur de ses bras… Non non non ! Elle devait repousser cette idée. Elle n’était pas faite pour ça… Pas faite pour vivre auprès de quelqu’un… Pas faite pour rendre heureuse…

Enfin la serveuse arriva avec les boissons demandée, coupant A’lana dans ses rêvasseries. Elle attrapa sa coupe, se donna du courage et avala le liquide d’une traite, partant du principe que plus vite elle s’en débarrasse, mieux elle sera… Eh oui mais non. Toujours souriante pour ne pas inquiétait la jeune fille en face, elle sentit une chaleur lui monter au nez. Quelque chose de fort désagréable. Elle pressa ses doigts sur la coupe ce qui la remplit d’eau. Elle but à petites gorgées pour se « nettoyer » de l’intérieur.


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