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Prise la main dans le sac... Deux fois ! [ Pv Elenora Frezenn ]

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Pleureuse Invisible

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Riha◊ Pleureuse Invisible ◊


MessageSujet: Prise la main dans le sac... Deux fois ! [ Pv Elenora Frezenn ] Jeu 25 Juil - 10:18

Dans une des maisons les plus riches du quartier résidentielle de Midalys la Basse, un maître commençait à faire les cent pas, visiblement nerveux, angoissé et effrayé, la sueur coulant abondement le long de son front pendant que son esclave, assise sur une chaise, le regardait tourner dans la même pièce, les larmes roulaient sur ses joues de façon continue, mais son expression restait neutre. Riha attendait un ordre, Altior, lui espérait un miracle pour le sortir de l’impasse. Il osa à peine jeter un coup d’œil sur la lettre délicatement posé sur une table- assez étonnant car on voit qu’elle a bien été chiffonné- où se trouvait en faite des menaces de morts. Ce n’était pas la première fois qu’il en recevait, bien au contraire, mais, auparavant il avait toujours eut suffisamment d’information pour lutter contre les personnes qui voulaient son décès. Il pouvait y avoir de multiples raisons plutôt banale et classique : vengeance, contrat, juste pour le plaisir de tuer quelqu’un de relativement important ou pour prendre sa place, mais là, le problème, c’est que l’explication donné dans la lettre elle, n’était pas classique et banale. On lui demandait d’arrêter la production de ses fameuses potions de vérité et surtout de rendre libre son unique esclave, Riha. Les potions de vérité d’Altior était très connue dans la mauvaise société et tellement fameuse que l’on ne contestait plus son efficacité. Il suffisait de la faire boire à quelqu’un et deux heures après, cette personne était obligée de répondre à toutes les questions qui lui était posées. C’est très pratique pour obtenir des informations, même de quelqu’un de peu bavard ou très loyale.

L’ingrédient principale se trouvait être l’épaule de Riha, plus précisément son excroissance. Quelques petits morceaux d’écorces et les bonnes questions pouvaient faire avouer à n’importe qui ses moindres petits secrets personnels. C’était une des principales sources de richesse d’Altior, en plus des objets volées et des informations collectés. Cupide comme il était, il n’avait pas envie d’arrêter sa production et encore moins de relâcher son esclave dévouée, très docile et très utile sous menace. Cependant, s’il était dans cette état de stress, c’est parce que il n’arrivait pas à savoir qui lui avait envoyé ces mots si doux à son égard. Il avait bien essayé, avec un prix plus élevé qu’habituellement, obtenir des informations sur ce mystérieux individu, mais rien à faire. Les lèvres restaient définitivement scellées. Cela indiquait que soit, c’était quelqu’un de très puissant ou alors, c’était une personne qui avait des relations haut-placé et qui possédait des informations suffisamment importante pour le mettre à l’écart. Pour Altior, c’était effrayant, lui qui avait toujours eut le contrôle de la situation, le voilà qu’il devenait une victime.

Tout à coup, on toqua à la porte. Le maître de Riha sursauta, touchant presque le plafond puis finalement alla ouvrir. Personne. Juste une autre lettre par terre. Fébrilement, il la ramassa et la regarda. Pas de menace, mais le style d’écriture était exactement la même, ce qui ne le rassura guère au début. Puis, quand il vit que c’était une demande, il soupira. Puisqu’il refusait de se soumettre aux conditions de la précédente lettre, on lui demandait, en compensation, d’aller voler les ingénieurs. On expliqua que cela pouvait être n’importe quoi, tant que cela avait un intérêt technologique. Tout le monde sait que, chez les Ombres, il valait mieux se méfier de tout le monde et qu’il était préférable d’avoir un coup d’avance sur les autres. Cependant, Altior était totalement dépourvus d’information et il était tellement soulager d’apprendre qu’il y avait une alternative qu’il envoya sans hésiter son esclave, Riha, la pressant de ramener ce qu’elle voulait. Il lui donna les consignes habituel – être discrète, rester invisible, n’adresser la parole à personne- puis, il regarda la jeune fille se déshabiller, passer sa langue sur ses joues humides et disparaitre. La porte s’ouvrit puis elle se referma.

Riha avait acquis une nouvelle capacité qui avait surpris son maître la première fois qu’elle en fit une démonstration. Après avoir attraper, fait visiter et ramener une oiseau au temple de Telara, la jeune fille avait entendu le même soir qu’on lui avait accordé un don. Le don de se transformer en un oiseau magnifique, un oiseau de Telara aux plumes dorés, pendant une petite heure. Vous imaginez qu’entrez dans une maison ou même dans une usine, à vol d’oiseau, c’était beaucoup plus rapide et beaucoup plus facile qu’à pied. C’est donc sans encombre que la jeune fille -ou plutôt le petit oiseau – pénétra dans l’usine par une fenêtre où il y avait de la lumière. Riha ne connaissait pas trop l’usine, son maître évitait de l’envoyer car, la dernière fois qu’elle avait essayer, cela n’avait tout simplement pas marché. Quelqu’un, probablement de l’organisation des Ombres, l’avait empêché d’atteindre son but et elle s’était tout simplement retrouvé les poings et les pieds liés, la bouche entouré d’un foulard et enfin enfermé dans une cellule parce que les ingénieurs l’avait trouvé avec son butin. Il a fallut alors payer un prix très fort, autant en information, en ressource et en argent, pour que cette affaire ne soit pas ébruitée et surtout, qu’elle soit vite oubliée. Depuis, il n’avait plus pris de risque et avait laissé les ingénieurs de coté. Cela s’était sans doute passé il y a un an, voir plus. Heureusement, Riha avait une mémoire à toute épreuve et se souvenait d’à peu près l’endroit où l’on gardait les technologies. A peu près. Parce qu’en un an, les choses changent. Et avec les ingénieurs, cela peut aller très vite.

En faîte, Riha, au bout de dix minutes, s’était en faîte perdue. Ses petites pupilles dorées avaient beau regarder à droite et à gauche, elle ne trouvait tout simplement pas de machine qui pouvait susciter l’intérêt de son maître. Cependant, plus obéissante qu’un chien, elle n’hésiterait pas à passer la nuit et même plusieurs journées avant d’avoir ramené un objet que son maître lui avait demandé. Les coups de chance, cela existe et la jeune fille put voir quelqu’un passer dans le couloir où elle se trouvait, les bras chargées de choses technologiques dont on ne voyait pas forcément l’utilité… A moins d’être ingénieurs. Riha la suivit dans un bruit d’aile léger et discret, passa plusieurs portes avant d’arrivée dans une salle qui semblait être à la fois un lieu de travail mais aussi un lieu de repos. Et quand on voit les yeux de l’ingénieur qui était devant Riha, ne remarquant même pas l’oiseau… un peu de sommeil ne lui ferait pas de mal, bien au contraire. Cependant, l’ingénieur balbutia des choses incompréhensible et sortis de la pièce. Si ce n’était pas une chance…
Riha observa les objets. Puis, avec ses petites pattes et ses ailes, elle commença à trier ces mêmes objets, choisissant de préférence ceux qui était de petite taille et qui n’était pas trop lourde. Elle en choisit trois, visiblement des loupes avec des fonctions diverses et variée puis elle vit une petite bourse, bien remplit de pièce visiblement. Vide, elle pourrait peut-être contenir les objets qu’elle voudrait transporter… Ni une, ni deux, elle poussa la bourse et de l’or tomba sur le sol dans un bruit de fracas. Ce n’était, certes, pas très discret, mais elle n’en avait plus pour très longtemps. Du moins, c’est ce qu’elle pensait, si rien n’avait été là pour l’entraver. Une fois qu’elle eut réussit tant bien que mal à faire rentrer ces petits objets, à planter ses serres dans le sac et vérifiant que, pour un court trajet, cela pouvait tenir, Riha se tourna vers la fenêtre de la salle, prête à partir. Malheureusement, elle ne sortit pas tout de suite.La porte s’ouvrit soudainement. Personne. Elle se referma. Riha cherchait tant bien que mal à voir qui était entrée mais… elle finit par abandonner et se préparait à prendre son envol. Soudain, La lumière semblait s’être éteinte. En faîte, le petit oiseau était enfermé dans un sac.  

Riha essaye de se débattre, de sortir de ce sac. Son maître avait besoin de ces objets et elle devait les ramener au plus vite ! Rien à faire, son agresseur entre-ouvrit le sac qu’une seule fois et c’était pour lui mettre un capuchon sur les yeux, comme on le fait pour les rapaces puis elle sentit qu’on lui attachait quelque chose à la patte. Puis plus rien. La personne semblait être partie et surtout, personne ne l’avait remarquer. A croire qu’elle aussi avait la même capacité que Riha : devenir invisible. La réalité n’était peut-être pas si loin de cette vérité qui semblait assez… improbable. Et pourtant, toutes ces lettres, tous ces chemins parcourut n’était qu’en faîte qu’un scénario dont les acteurs principaux qui ne savait même pas qu’il jouait dans une quelconque pièce, suivait scrupuleusement à la lettre. L’aboutissement de tout cela ? Seul le metteur en scène pourra le dire, mais celui-ci avait volontairement mis de coté Riha.

Pour en revenir à la jeune fille, coincé dans un sac sous sa forme d’oiseau, elle commençait à paniquer. Comment sortir de cette situation à laquelle, elle ne s’était pas du tout attendue ? Et que se passera-t-il quand finalement quelqu’un entrera dans la pièce et découvrira un sac, visiblement remplit, qui bouge? Et encore, que pensera-t-on quand on ouvrira le sac et on voit un petit oiseau aux plumes dorées, les serres enfoncées dans un sac contenant de petit objet technologique et aussi cette lettre où –Riha ne savait pas cela- il y avait marqué ‘’ gardez-la au frais un petit moment ?’’. Et enfin, que lui arrivera-t-il quand le temps pour tenir sa forme d’oiseau sera définitivement écoulé ? Toutes ces questions sans réponse faisaient légèrement paniquées Riha. Il fallait à tout prix qu’elle sorte avant que quelqu’un la remarque, sinon, le coté discrétion sera mise à mal et si elle se fait enfermée de nouveau, son maître le prendrait sûrement très mal.


Dernière édition par Riha le Sam 27 Juil - 8:10, édité 1 fois
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Elenora Frezenn◊ Inventrice de Génie ◊


MessageSujet: Re: Prise la main dans le sac... Deux fois ! [ Pv Elenora Frezenn ] Ven 26 Juil - 22:35

Cette nuit-là, Elenora avait rêvé. C’était déjà une chose considérablement rare, elle qui ne dormait que très peu et ne voyait guère plus que rouages et inventions à réaliser dans ses songes, mais le rêve avait été d’une clarté, les couleurs si vives, l’image si réelle, du moins lui semblait-il. Car son esprit, une fois les brumes du sommeil dissipées,  avait décidé de mettre de côté ce souvenir, et pourtant, elle avait la certitude que celui-ci contenait quelque chose de plus que de simples fabulations d’une imagination débordante. Mais plus elle tentait de faire revenir à sa mémoire des fragments de ce message inconscient, plus elle perdait les brefs réminiscences qu’elle avait déjà. C’est pourquoi, après un bon café bien serré et avoir remonté l’horloge de sa confection qui lui indiqua une température extérieure de 24⁰C, un soleil tapant et une atmosphère propice à la magie, elle décida d’oublier la mésaventure nocturne, puisque bien apparemment, cela ne menait à rien.

Le chemin jusqu’aux usines, situées en plein centre de Midalys la basse, se fit à pied, comme toutes les matinées à 9h. Elle avait bien les moyens de se construire un véhicule roulant, volant ou même glissant, comme elle l’avait fait pour tant de nobles et gens aisés lassés par l’activité exigeante qu’était de marcher, mais l’exercice matinal lui faisait un grand bien et lui donnait un moment de paix pour laisser libre-cours à ses idées. Des stratégies pour améliorer les constructions qu’elle croisait sur sa route à comment elle allait rabrouer un collègue pour sa bévue de la veille, sans oublier comment il lui faudrait bien un jour faire un minimum d’ordre dans son bureau rempli de babioles, ses pensées volaient d’un sujet à un autre si vite que quiconque d’autre s’y serait perdu. Elle était tellement absorbée que cela lui prit un instant avant de réaliser qu’elle n’était pas seule dans son esprit.


« Si tu pouvais éviter de m’ignorer ce matin encore, s’il te plaît. »

Elle baissa un œil semi-désintéressé sur la bête blanche qui marchait à ses côtés. Le loup était superbe, massif et le poil si brillant et à l’allure si douce qu’on avait envie de s’y enfouir le visage. Les muscles impressionnants roulaient sous le pelage de neige, ses larges pattes griffues faisant résonner un toc régulier en entrant en contact avec le pavé de pierre de la rue, ses yeux jaunes remplis d’intelligence scrutant chaque chose avec ruse et intérêt. Si les premières fois qu’on l’avait vu dans le voisinage, la panique avait été générale, la garde rouge elle-même sollicitée, la bête n’invoquait maintenant plus que curiosité mêlant crainte et respect, et de l’affection pour ceux avec qui l’homme coincé sous cette forme avait décidé de sympathiser. Car si la forme était bestiale, l’esprit, lui, était définitivement humain.

- À moins que tu me dises que tu commentais autre chose que les dames passant dans la rue, Teoran, je crois que ce matin sera comme tous les autres.

Si le canidé avait l'apparence d'une digne créature, la mentalité restait celle d'un homme à l'attitude un peu perverse, qui appréciait plus que nécessaire la présence des femmes autour de lui, avait l'habitude de commenter bien des choses de son environnement et s'amusait à simplifier tout ce que la vie pouvait bien mettre sur son chemin. Pour sa petite-fille dont l'esprit cherchait sans cesse à résoudre des énigmes plus complexes et à créer des choses pour le simple plaisir de créer, c'était un mode de vie bien étranger. Ce duo était en fait bien assorti, se complétant sur bien des points pour avoir une meilleure vision des choses de tous points de vue, mais l'entente ne régnait pas toujours. Bref, le reste du chemin se déroula comme chaque jour précédent et probablement bien des jours à venir, dans l'échange de propos variant entre l'accord, de simples remarques et un désaccord total où aucun ne parvenait à convaincre l'autre.

La section des usines où se trouvait le bureau de la maîtresse technomage avait l'apparence d'un immense entrepôt, orné d'une horloge gigantesque au-dessus des portes de fer. La bâtisse à l'apparence rustique, dont la structure de métal était facilement devinable sous les murs de briques pâles et les poutres de bois, avait un certain charme dans sa simplicité qu'Elenora appréciait particulièrement. Si ce n'était pas des bruits fracassants qui résonnaient occasionnellement et de la grande chaleur qui s'en dégageait par temps lourd et humide, l'endroit aurait été parfait. Teoran était également accepté dans l'usine - cela avait pris quelques négociations, mais elle avait réussi à convaincre tout le monde qu'il était inoffensif, ce qui était partiellement vrai - et faisait maintenant entièrement partie de la vie de l'endroit.


« J'espère que cet idiot d'Adelan t'a amené le bon matériel cette fois. »

Adelan était le petit nouveau de l'endroit, un jeune tout juste sorti de l'école d'ingénierie. Seulement, même pour un apprenti, son côté distrait prenait des proportions légendaires. Il se trompait toujours dans les commandes, apportaient les mauvaises pièces, ou les oubliaient même complètement. La dernière fois, une de ses distractions avaient causé une surcharge de magie et détruit une bonne partie des pièces fines nécessaires au montage des armes magiques de la Garde rouge. S'il n'en était pas du manque d'effectif dans l'Ordre considérablement récente, Elenora ne se serait pas gênée pour le jeter à la porte elle-même. Mais malheureusement, elle se retrouvait à devoir encore dépendre de lui pour les petites tâches aussi simple que d'apporter du matériel à son bureau, mais qui pour lui semblait demander beaucoup.

- J'espère pour lui. Sinon, je le renvois directement à l'école pour encore au moins 3 ans. J'ai besoin des bonnes pièces pour terminer le magicomoteur très bientôt.

La dernière invention sur laquelle travaillait l'Ingénieure était un petit moteur qui utilisait la magie ambiante, l'amplifiait, puis la réutilisait toujours et encore, marchant ainsi indépendamment du niveau de magie de l'endroit où il était. On le chargeait un peu, et hop, il pouvait fonctionner pendant des heures, un peu comme un génératrice. Seulement, il lui fallait encore améliorer beaucoup de choses, raison pour laquelle le sommeil ce faisait rare dernièrement.
Saluant aux passages ses collègues qui s’affairaient à leurs montages derrière les panneaux délimitant leur espace de travail, elle se dirigea vers le fond de l'usine, où un escalier menait à un bureau surplombant l'endroit au haut plafond. En tant que chef de l'usine, elle avait droit à un espace de travail considérablement large, mais surtout isolé, à l'exception d'une vitre donnant une bonne vue sur l'ensemble de la bâtisse et une fenêtre qu'elle laissait ouverte en permanence - en fait, un mécanisme détectant la pluie la fermait automatiquement en cas de mauvais temps. L'endroit était dans un désordre complet, encombré de babioles en tout genre, de vieilleries et de tentatives échouées, laissant à peine la place pour marcher, mais Elenora se plaisait dans ce qu'elle appelait «son désordre organisé». Elle fut agréablement surprise de voir les choses qu'elle avait demandé étalée sur son bureau, mais elle haussa un sourcil en voyant le contenu de la bourse étalée sur le sol, et cette dernière... fermée, et surtout, s'agitant dans tous les sens. Dans une entente silencieuse, Elenora resta sur ses gardes, à l'arrière, et Teoran s'approcha lentement. Une fois, un cadeau surprise plutôt explosif avait été découvert ainsi, et depuis la jeune femme et son compagnon étaient particulièrement méfiants lorsqu'un objet inconnu tombait entre leurs mains. Le loup grimpa ses pattes d'en avant sur la chaise, poussa du bout du nez le paquet et le renifla.


« ... Un oiseau. Parfaitement vivant. Mais fais attention, il a une drôle d'odeur, que je ne reconnais pas. »

- Un oiseau?

Surprise, la maîtresse technomage alla fermer la fenêtre, s'approcha avec précaution du paquet, puis l'entrouvrit, juste assez pour apercevoir le doré des plumes de la bête qui s'agitait toujours.

- Schhhh, du calme toi. Je ne te ferai pas de mal.

Maintenant assis, observant la scène avec curiosité avec la tête incliné sur le côté, Teoran se tenta à communiquer avec la bête de plumes. Certaines comprenaient le langage humain, d'autres ne comprenaient que les images mentales qu'il projetait, aussi s'essaya-t-il à cette dernière option. Frôlant l'esprit de l'oiseau, il lui envoya une image apaisante où la petite bête se calmait, et où Elenora la libérait du sac sans lui faire de mal. Cette dernière décida d'ailleurs de délier un peu plus le cordon de la bourse, voir comment réagirait l'animal qui n'était définitivement pas là par hasard.




Dernière édition par Elenora Frezenn le Lun 19 Aoû - 18:11, édité 1 fois
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Riha◊ Pleureuse Invisible ◊


MessageSujet: Re: Prise la main dans le sac... Deux fois ! [ Pv Elenora Frezenn ] Dim 28 Juil - 8:59

Riha avait beau s’agiter dans tout les sens, elle n’arrivait pas à sortir de sa maigre prison. Elle avait surtout l’impression de s’épuiser pour rien et qu’il fallait se rendre à l’évidence : il falait que quelqu’un la trouve pour la libérer. Cependant, être libéré pour être de nouveau emprisonné parce que l’Ath a pénétré l’usine, de manière tout à fait illégale et également avoir essayé de voler des bijoux technologiques. C’était limite la peine de mort qu’elle allait frôler. Cependant, la jeune fille était beaucoup trop docile et fidèle pour dire que tout ces malheurs avaient pour cause son maître. Si elle avait décidé de son propre chef, elle ne serait jamais retournée chez les ingénieurs, la précédente aventure ayant particulièrement mal tourné pour elle. Mais non, tout ça, c’était de sa faute, elle n’avait pas été assez prudente et surtout, ne s’était pas attendue à ce qu’un tierce groupe prenne partie pendant ce petit cambriolage… comme la dernière fois.  Peut-être qu’elle aurait du rentrer dans ce bâtiment sans sa forme oiseau,  cela aurait été moins rapide, mais plus sûr… En y repensant, elle s’était déjà fait eu, même en étant particulièrement vigilante et en alerte. S’il y avait quelqu’un qui surveillait Altior et Riha, c’était quelqu’un qui connaissait leurs méthodes ou qui les surveillait de près. Décidément, chez les Ombres, on ne pouvait définitivement faire confiance à personne, même au personne à qui on n’a jamais fait de mal. C’est du moins ce qu’on pensait jusqu’à ce que la vérité éclate.

Riha était tellement occupée à se remuer les méninges et ses maigres muscles pour essayer de sortir de son sac –l’énergie du désespoir qui veut cela- qu’elle n’entendit pas les personnes entrées dans la pièce. Elle ne se rendit compte de leur présence que quand elle sentit qu’on la poussait légèrement, avec un bâton peut-être et qu’elle entendit un souffle fort. Quelqu’un qui la poussait avec un bâton et qui était légèrement enrhumé ? Riha se secoua la tête. Rester enfermer dans le noir pouvait sûrement rendre fou et ses pensées étaient tellement désordonnées que cela donnait des résultats … surprenants. L’oiseau aux plumes dorées essaya de reculer, mais se heurta au ‘’paroi’’ de  sa prison qui, il fallait l’avouer n’était pas bien grande. Elle entendit une voix féminine brisée le silence . Riha savait qu’il y avait définitivement quelqu’un dans la salle et qu’il l’avait définitivement vu, enfin, se doutait de sa présence. Son maître n’allait vraiment pas être fier d’elle. Elle sentait qu’elle allait faire un aller simple pour une cellule et comme c’était  une Ath… Déjà que les prisonniers n’avaient pas de traitement de faveur, alors une jeune fille qui fait partie d’une race qu’on créer comme on veut et qu’on considère comme esclave…

Un brin de panique envahit le petit oiseau, la faisant agiter dans son sac pendant un court instant. Elle avait vu de drôle d’image auquel elle n’aurait jamais pensé, hier comme dans un futur proche et du coup, cela l’avait totalement prise par surprise. Surtout quand un petit quelque chose nous dit que ces pensées ne viennent pas de notre esprit, mais celui de quelqu’un d’autre. On ne peut pas dire que Riha déteste quelque chose, ce serait mentir car elle n’a pas le droit d’apprécier ou  non un caractère, des aliments, des couleurs, bref, elle n’avait pas le droit à avoir une opinion personnelle. Cependant, tout ce qui concernait de près ou de loin une quelconque communication sans parole avec des pensées directement mise dans son cerveau… on va dire qu’elle trouvait cela désagréable. Elle avait peur que de cette manière, on lui arrache des informations  et mine de rien, il y avait suffisamment de donnée dans la tête de la jeune fille pour faire tomber des têtes puissantes de l’Ombre. Puis, une raison un peu plus personnelle, c’était qu’elle considérait ses pensées comme son seul endroit intime et qu’elle préférait tout simplement qu’on ne vienne pas y mettre les pieds sans gêne. Bien sûr, c’est une chose qu’elle n’avouera jamais devant quelqu'un.

Après ce petit choc passé, Riha analysa la situation. Elle ne connaissait pas cette femme qu’elle avait pu voir dans les images et de toute façon, on ne pouvait pas dire qu’elle disposait du luxe de le savoir. D’après ce qu’elle cru comprendre, on lui demandait de se calmer, condition nécessaire pour qu’on la libère du sac. Si les images étaient semblable à la situation actuelle, elle pu constater qu’elle était effectivement enfermé dans un sac, elle n’en voyait pas sa provenance, mais de toute façon, cela ne lui aurait pas indiqué grand-chose. Elle-même, quand elle faisait une petite visite dans les riches maisons, elle ne prenait jamais de contenant pour le butin, il y aura toujours une petite bourse, un petit sac à main ou autre chose pour faire l’affaire sur place. C’est tellement plus pratique.  La jeune fille réfléchit un court instant à ce qu’elle allait faire avant de finalement se diriger d’un pas lent vers ce qui lui semblait être la sortie. Mauvaise pioche, c’était de l’autre coté, il fallait qu’elle fasse preuve d’une patience exemplaire pour finalement arrivé à sortir le bout du bec vers de l’air. Heureusement que cette femme était arrivée rapidement, parce que, mine de rien, elle aurait pu s’étouffer rapidement. Elle n’osa pas forcer le passage, même elle recula de quelques pas, pour attendre sa sentence. Sauveur maintenant, bourreau d’ici quelques minutes. Riha n’était pas spécialement pressée d’aller dans une cellule et se faire sermonner par son maître ensuite.

Au passage, Riha enleva ses serres de ce qui lui servait de butin. Elle n’espérait pas vraiment qu’on pense que ce n’était pas elle la voleuse, mais bon, s’il y avait une petite chance pour qu’elle puisse s’enfuir, les petits objets qu’elle avait trouvé la ralentirait trop. Il vaut mieux un vol raté et une cellule évité qu’un vol réussit et une cellule garantie. Il lui avait semblé qu’il y avait bien une fenêtre dans cette chambre, elle pouvait tenté sa chance, si elle était ouverte… Il lui semblait que oui, mais bon, avec  les yeux dans le noir à cause de son petit bandeau sur les yeux, le sens de l’orientation tellement bouleversé qu’elle n’arrivait même plus à se situer dans la pièce et une situation tellement embarrassante pour son ‘’métier’’, on ne pouvait être certain de rien. Et tout ça, alors que son maître lui avait demandé de faire vite. La jeune fille réprima un soupir, se sentant coupable de la situation actuel et imaginant que trop bien ce que son maître allait penser d’elle, elle qui se débrouillait pourtant de mieux en mieux au fil des tâches qui lui confiait et au fil des ans qui passaient. Ce soir était une soirée lamentable, mais bon, il fallait maintenant s’y faire.

L’oiseau doré sentit que sa patte frôlait quelque chose de léger, intriguée, elle essaya de toucher cet objet , son bec passant près des outils technologiques qu’elle avait emprunté puis finalement, il se posa et pu constater que c’était rigide. Presque comme du carton. D’ailleurs, c’était un petit bout de carton, où il y avait marqué quelque chose dessus. La fameuse lettre qu’on avait pris soin de glisser avec l’oiseau et les objets qu’elle avait chipé. Sans doute pour une raison pratique. Dans un même endroit, on trouvait le voleur, les objets volé et une drôle de lettre énigmatique. C’était une véritable garantie pour qu’elle aille au trou . Cependant comme il faisait trop sombre pour qu’elle lise et que, de toute façon, ses yeux  étaient définitivement clos, ne rencontrant qu’une large bande sombre, elle finit par s’en désintéresser et à retourner près de l’entrée. Très calme, les ailes complètements repliés contre son flan et étonnamment droit pour un oiseau, elle attendait. Soit qu’on lui offre une porte de sortie ou alors une porte de prison. En espérant qu’on ne l’emmène pas voir le bourreau. Là, ce serait très  gênant, interdiction de se blesser ou de mourir, son maître tenait tout de même à sa source de richesse. Imaginant le pire, n’espérant en aucun cas une once de clémence de ces gens de gentille société, Riha restait parfaitement calme. Elle possédait encore quelques petites cartes en main qui pouvait bien l’aider, si la situation venait à empirer
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MessageSujet: Re: Prise la main dans le sac... Deux fois ! [ Pv Elenora Frezenn ] Lun 19 Aoû - 18:10

Elenora, attendant toujours une réaction de la petite bête, senti celle-ci cesser de bouger. Elle-même resta immobile un instant, vérifiant des yeux si l'unique fenêtre du bureau était bien fermée, tout comme la porte d'entrée. Ses yeux se reposant sur la petite bourse servant de prison de fortune, elle en délaça le cordage d'un geste délicat, prête à l'éventualité que l'oiseau, dans sa panique, se projette à l'extérieur malgré l'avertissement mental du loup à ses côtés. Elle espérait mentalement que l'instinct de la bête à plumes ne la fassent pas réagir ainsi, puisque la présence de nombreux objets de métal pointu, ou tout simplement dans un équilibre précaire, rendait dangereux tout accrochage avec l'amoncellement de pièces de mécanismes qui se formait dans le fond de la salle.

- Allez, petit oiseau... Doucement...

À son soulagement et sa surprise, le petit intrus resta parfaitement calme. Le contraste entre son comportement précédent et celui actuel n'inquiéta pas l'ingénieure outre mesure, celle-ci concluant simplement que son grand-père avait tenté de communiquer avec la créature et que celle-ci avait saisi le message. Doucement, évitant soigneusement les gestes brusques, la jeune femme glissa sa main dans le sac pour soulever l'oiseau, prenant bien soin de ne pas ébouriffer ne serait-ce qu'une plume de la bête qui s'avéra être d'un doré clair d'une pureté enchanteresse. La soulevant délicatement, elle senti du bout des doigts une texture qui n'avait rien à voir avec celle d'un volatile, aussi s'empara-t-elle de cette objet inconnu avec son autre main. Identifiant rapidement la chose comme du carton, elle immobilisa sa main dans laquelle elle tenait l'oiseau et porta proche de ses yeux l'étrange carré qui n'avait définitivement rien à voir avec les mécanismes et rouages que contenait le sac.


- ''Gardez-la au frais un petit moment'' ... lit-elle à voix haute, ses sourcils remontant en signe de surprise et d'incompréhension.

Décidant de se pencher plus tard sur le petit mot énigmatique, elle reposa ce dernier pour reporter son attention sur son invité surprise. C'est alors qu'elle remarque que le volatile portait sur ses yeux un bandeau, l'empêchant de voir quoi que ce soit. Ce qui, en soit, ne faisait aucun sens. C'était un oiseau, aussi le noir du sac aurait du empêcher toute vision de toute façon, et ses capacités mentales n'étaient en rien assez développer pour sortir du sac fermé de toute façon. Cette fois-ci, elle fronça les sourcils. Quelque chose lui disait que cette histoire bien étrange recelait bien plus que ce qu'elle démontrait aux premiers abords. Avec un soupir, elle se retourna vers son compagnon animalier.


- Va te poster prêt de la porte, et avertis-moi si quiconque approche, s'il te plaît.

Un reniflement se méprenant pour un rire lui indiqua que son grand-père trouvait la situation particulièrement ridicule.

« Tu as peur de l'oiseau ou de la personne étrange qui t'as dit de le mettre dans ton frigidaire? » se moqua-t-il ouvertement.

Levant les yeux au ciel, Elenora ne prit même pas la peine de lui répondre. Elle s'affaira plutôt à défaire le petit nœud qui retenait le bandeau, redonnant la vue à la petite bête qui restait définitivement trop tranquille à son goût.

- Du calme. Je ne te ferai pas de mal.  

Elle ignorait toujours cependant ce qu'elle en ferait. Était-ce une mauvaise blague d'un ingénieur, ou un caprice de sa supérieure? Cela pouvait être tout à fait plausible, mais quelque part, la jeune femme en doutait grandement. Surtout que quelque chose n'était définitivement pas normal avec cet oiseau.


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