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L'Oiseau d'Or [Quête]

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Pleureuse Invisible

XP : 75


Journal Personnel
Alliance : Neutre
Capacités & Magie :
Relation :



Riha◊ Pleureuse Invisible ◊


MessageSujet: L'Oiseau d'Or [Quête] Mer 3 Juil - 19:58


¤¤¤Midalys la Basse, Quartier Résidentiel, Résidence d'Altior¤¤¤



Riha est assise sur une chaise, attendant en mâchant doucement son repas constitué d’un gros morceau de pain et d’un gros bol de soupe à la jolie couleur verte, que son maître lui donne un ordre. Celui-ci est occupé avec un client privilégié, probablement en train de vendre une de ses potions de vérité qu’il échangera contre de l’argent  et les derniers ragots qui parcourent la cité. Un bruit curieux attire la jeune Ath qui se retourne vers la fenêtre et ses yeux se posent sur la rue, puis sur  les autres maisons et enfin les toits. Quand elle semble avoir trouvé son objet digne d’intérêt, elle recommence a manger son repas. Elle ne bouge pas, restant presque immobile excepté sa main et sa bouche qui bouge de manière mécanique pour la nourrir. Quoi que ce soit, c’était une chose qu’elle n’avait jamais vu auparavant et c’était probablement très beau à voir.  Ce petit manège silencieux continua une petite demi-heure avant que le maître n’entre dans la pièce dans un bruit de fracas et s’adresse à Riha d’une voix forte

« Riha ! Je veux que tu trouves un oiseau aux plumes dorées et que tu le ramènes au temple de Telara. Je n’ai pas d’information très précise sur l’endroit où il se trouve et si à la fin de la journée, tu ne l’as pas déniché de sa cachette, tu reviens ici. »

Riha avala d’une bouché tout son pain, but presque d’une gorgée toute sa soupe, ouvrit la fenêtre, utilisa les rebords et les points d’appuie diverses et variées et surtout disponible pour monter jusqu’au toit de la maison et là, elle bondit pour atteindre l’autre toit, s’approcha d’un nid d’oiseau, essaya de visiblement d’attraper quelque chose, mais sans succès. Tout ce que l’on pouvait voir, c’était un oiseau aux plumages d’or qui s’échappait, volant avec panique dans une direction prise au hasard, poursuivit par la jeune fille qui était bien décidée à l’attraper  pour son maître

¤¤¤ Midalys la Basse, Les ruelles, Toits ¤¤¤



Si la jeune fille avait la permission de se plaindre, elle aurait dit sans hésiter que cette partie de la journée, peu après que le soleil est été au zénith, était la plus épuisante de toute sa jeune vie. Même les fameuses séances où le maître prenait l’ingrédient nécessaire sur son épaule pour fabriquer  la potion de vérité  étaient moins fatiguant. Déjà, parce que c’était moins long et puis elle s’attendait à recevoir la douleur sur l’épaule. Aujourd’hui, la jeune fille n’avait été absolument pas préparé, l’oiseau lui, se contentait de voler par-dessus les ruelles, les toits et ne se posait que très rarement, alors que Riha, elle, ne devait pas quitter des yeux l’oiseau, mais elle devait faire attention aux tuiles qui pourraient la faire tomber ou encore, il fallait qu’elle saute de toit en toit  en évitant de faire des chutes mortelles ou douloureuse et surtout, il fallait qu’elle fasse attention à son souffle. Heureusement pour elle, la jeune fille avait beaucoup de ténacité surtout quand son maître lui avait donné un ordre claire et précis.

Enfin, l’oiseau doré finit par se poser, complètement abattu et épuisé, on aurait dit qu’il avait fuit toute la journée et que maintenant n’était qu’un petit moment de répit qu’il s’accordait. Il lui suffit de tourner la tête pour voir que sa poursuivante n’était pas loin, mais cette fois, il ne décida pas de partir précipitamment. Il attendit qu’elle s’approche, encore, encore et lorsqu’elle fut suffisamment près et que Riha bondit comme un félin sur l’oiseau, les mains devant afin de l’attrapé, celui-ci s’envola aussitôt, laissant la jeune fille tombé du haut du toit et s’écrasant lourdement sur le sol.  La foule qui se trouvait en bas s’était dégagée à sa chute puis avait formé un cercle autour de la jeune fille qui se relevait péniblement, qui avait un peu de sang sur le menton, la première partie du corps qui s’était pris le sol et également un peu sur le ventre. Sa peau était rouge vive, comme légèrement arraché, sans doute le contact un peu trop violent avec la terre. L’Ath serra les dents, elle n’avait pas le temps de se préoccupée de la douleur, elle se releva donc sous les yeux de la foule, observa autour d’elle, se précipita pour monter sur les échoppe et sur les rebords sous les regards médusées puis, une fois  revenu sur ses tuiles adorées, elle recommença sa course.

¤¤¤ Midalys la Basse, Les ruelles, Toits ¤¤¤



L’oiseau est posé sur un nid laissé à l’abandon récemment, il ferme les yeux, se repose enfin, cependant, ses autres sens sont attentifs, il ne veut pas se faire surprendre. C’est une bête libre, même si cette liberté est pour le moment très épuisante. Un bruit, il lève la tête et regarde autour de lui. Personne. Sans doute un animal qui a bousculé un objet quelconque. L’oiseau cesse d’être tendu et repose sa tête. Soudainement, il sent comme une emprise autour de son poitrail, une poigne forte,  le pauvre petit oiseau n’arrive plus à respirer, il étouffe et soudainement, il voit un sac approché de sa tête.  Les ailes s’agitent, ainsi que les pattes, il essaye de se libéré mais rien à faire. Le jour tombe soudainement sur lui et le voilà piégé dans un sac bon marché.

Riha, invisible et surtout sans vêtement, tenait le sac contre elle.  La transparence était la meilleure amie de la surprise et la jeune Ath pouvait presque en bénéficier en permanence. Comme son maître ne lui avait pas donné d’ordre précis, elle avait considéré qu’elle avait carte blanche pour les moyens à utilisé pour capturer l’oiseau. Dans ce cas-là, elle avait décidé de considéré l’oiseau comme un objet, qu’il fallait le voler et comme son maître lui répétait en permanence qu’il fallait être discrète et rester invisible, la fillette avait appliqué les consignes reçus auparavant. Riha n’était pas une machine, c’était un être vivant et même si elle donnait l’impression qu’un nouvel ordre de son maître faisait disparaître comme par magie l’ordre précédent, elle gardait tout de même quelque chose d’unique de chacun de ses vols ou aventure : l’expérience. Expérience qu’elle pouvait utiliser de nouveau pour mieux accomplir son devoir. Elle avait déjà du capturer un animal auparavant, un petit chien auquel une personne tenait beaucoup. La procédure de vol était en faîte exactement la même, sauf qu’il valait mieux un sac pour que la bestiole ne parte pas sans autorisation.

¤¤¤ Midalys la Basse, Les ruelles, Toits ¤¤¤



*Je vous en prie ! *

Riha grimaça légèrement, une voix semble raisonner dans sa tête et c’était très désagréable. Elle regarda donc autour d’elle pour chercher quelqu’un, mais il n’y avait personne. Puis, comment pourrait-on lui parler ? Elle était invisible ! Considérant que ce n’était qu’une hallucination auditive, ou alors une forte divagation de son esprit, elle reprit son chemin en direction du temple de Telara

* Je vous en prie, sortez-moi de ce sac ! Je ne supporte plus d’être enfermé.*

La jeune Ath regarde le sac en question, se demandant si par hasard, ce n’était pas l’oiseau qui parlait dans sa tête. Cela lui semblait fort surprenant, les oiseaux ne parlaient pas d’habitude. Cependant, sa curiosité fut sur le coup la plus forte et elle entrouvrit légèrement le sac pour voir la bête dorée qui fut légèrement aveuglé par le soleil. Elle se secoua donc la tête et la voix se fit de nouveau entendre, une voix dont la tonalité changeait au fur et à mesure des paroles, passant du grave au aigüe, de la voix criarde à la voix très sombre.

*Vous souhaitez me ramenez au temple, c’est cela ? Je comprends fort bien, mais j’aimerais profiter de ma liberté pendant encore quelques instants…*

« Riha doit ramener l’oiseau aux plumes dorées au temple de Telara. »

*Je sais, mais... Ecoutez, Riha, c’est cela ? Je ne supporte vraiment plus d’être enfermé au temple, il n’y a rien à faire, j’ai parfois l’impression que Telara nous protège trop ! Je ne suis plus un oisillon,  Je veux juste voir comment ressemble le monde de dehors !*

Riha réfléchit puis regarda le soleil. Comme elle s’y attendait, l’astre s’était déplacé dans le ciel, mais la fin de la journée était probablement encore loin. Elle se secoua la tête. Elle n’allait pas accomplir sa mission parce que quelqu’un qui lui était parfaitement inconnue lui parlait dans sa tête ? C’était insensé, elle n’avait pas été éduquée ainsi. Vite, elle referme le sac et reprends sa route

*Attendez ! *

« Riha doit ramener l’oiseau aux plumes dorées au temple de Telara avant la fin de la journée »

*Je vois ! Ecoutez, on peut peut-être s’arranger … Laissez-moi sortir de ce sac et permettez moi de me mettre sur votre épaule. Je ne m’enfuirais pas, je suis trop fatigué pour.*

Riha regarda de nouveau le sac, se demandant probablement si c’était une bonne idée. Elle l’entrouvrit de nouveau, regardant à l’intérieur le pauvre oiseau fatigué, puis décida de le prendre délicatement avec une main et de le poser sur son épaule qui n’avait pas d’excroissance.

*Voilà un phénomène que je n’avais pas encore rencontré, moi qui a été créé par la main de Telara en personne… *

La situation vue de l’extérieur devait paraitre fort étrange, un oiseau qui était posé sur une branche invisible. On aurait dit qu’il lévitait au-dessus du sol. Même le petit rapace ne semblait pas croire au miracle qui se produisait sous ses petits yeux. Il regarda donc en direction de ce qui semblait être la tête et lui demanda

*C’est dommage que vous ne puissiez pas partager cette capacité, ce serait tellement pratique pour regarder la ville sans que tout le monde saute dessus.*

Riha porta sa main sur sa joue où les larmes continuaient de couler, elle prit quelques gouttes de cette eau salée et les porta doucement au bec de l’oiseau qui les avala. Son plumage devint transparent, l’oiseau disparut sans laisser de trace.

*Bien ! Pendant ma fuite, j’ai vu un lieu particulièrement animée, s’il y a une chose que j’aimerais beaucoup voir, c’est celui-là. Il y avait pleins de personne, de toutes races et les gens riaient, pleuraient, criaient, bref très animé !*

¤¤¤ Midalys la Basse, le Bazar ¤¤¤

 Riha connaissait parfaitement cette partie de la ville et la description de l’oiseau doré lui avait directement indiqué le lieu qu’il souhaitait visiter. Le bazar. Le lieu le plus animé de toute la cité monde. Un lieu privilégié pour la jeune fille quand il s’agissait de faire les petites courses… Voler dans ces lieux était facile, les petites bourses au fond des poches lançaient comme des appels à la jeune voleuse et quand le maître ne voulait pas utiliser son argent personnel, c’était ici qu’il le prenait par l’intermédiaire de la jeune fille. Aujourd’hui cependant, elle n’était pas ici pour voler. Elle faisait visiter. Parmi la foule, l’oiseau s’était retrouvé blottit contre la joue de la fillette. Non seulement pour être en sécurité, mais aussi pour pouvoir facilement atteindre les larmes qui le rendaient transparent. La jeune fille, quand à elle, avait récupéré ses pauvres vêtements et  ne faisait que pleurer doucement tout en avançant. L’oiseau au plumage dorée jetait sa tête à droite, à gauche, parfois demandait à Riha de s’approcher d’un étalage en particulier, de lui expliquer, et parfois, il  descendait de son épaule, touchait les objets inconnus, parfois mangeait des grains en entier et revenait à sa place.

*C’est cela, le goût de la liberté ! Plus de contrainte ! C’est siiiii agréable*

Liberté… C’était un mot qu’elle entendait que peu souvent, elle le lisait fréquemment, surtout avec le livre que cette inconnue qui ressemblait à Riha lui avait offert. Elle aurait pu le jeter et passer à autre chose… Mais elle l’avait gardée. Elle sentait que c’était plus qu’un livre. Le toucher, l’odeur, l’écriture, il y avait quelque chose d’agréable dans ce bouquin et c’était pour cela qu’elle le gardait. Au final, elle le connaissait par cœur, mais elle ne comprenait parfois pas le sens de certains mots, liberté en faisait partie. Le chemin se poursuivit, bientôt, ils auraient fini de voir tout le bazar, mais est-ce qu’une seule petite visite rapide suffisait pour tout voir et tout connaître ? Bien sûr que non, mais cela donnait une bonne idée du lieu et surtout, cela donnait envie de revenir. C’était en tout cas la conclusion que faisait le petit oiseau transparent.

« Riha doit …

*Oui, je sais. C’était tout de même très gentil de votre part d’avoir pris le temps de me faire cette petite balade. J’ai beaucoup apprécié votre compagnie. *

La jeune fille tourna son visage sur le coté, quittant bientôt la foule pour se retrouver dans une  rue un peu plus calme. Elle sentit qu’un poids se soulevait de son épaule droite et elle sentit exactement le même poids sur son épaule gauche, à coté de son excroissance.

*Vous rougissez ? Et moi qui croyait que vous n’étiez capable que de pleurer !*

¤¤¤ Alabrena la Haute, Les rues ¤¤¤



L’oiseau avait cessé d’être invisible, ses belles plumes brillaient comme des petits bijoux au soleil. Riha l’avait prévenu que, s’il consommait trop de ces larmes, il pouvait rester transparent à tout jamais. Alors, par mesure de précaution, il avait arrêté de les boire et désormais, ils prenaient tout les deux des ruelles calmes. Les quartiers un peu simple devenait au fur et à mesure des bâtiments un peu plus distingués, parfois un peu unique en leur genre selon les désire des architectes. L’avantage c’était que les personnes que l’on croisait étaient très distinguées et surtout était très croyant. Alors, quand Riha et l’oiseau rencontrait ce genre de personne, on faisait des salutations, on les invitait même à prendre un petit encas dans leurs maisons, espérant qu’en abritant pendant un court temps un des oiseaux de Telara, la déesse les remercierait et penserait à eux. Cependant, la fin de la journée approche et la jeune fille ne pouvait plus vraiment se permettre de perdre du temps et elle refusa toutes les invitations, à leur grand désarroi.

*Juste par curiosité, pourquoi tu dois me ramener ? Tu ne sembles pas être sous les ordres de Telara et j'ai l'impression que tu n'as pas la même ferveur que les Vigilants, pour ne pas dire que tu ne crois pas en elle.*

Riha hésita à répondre. Après tout, son maître lui déconseillait habituellement de trop parler d’elle ou même de lui à des inconnus. En même temps, elle commençait à avoir beaucoup de sympathie pour l’oiseau, il parlait beaucoup, mais finalement, à force de l’entendre, elle avait finit par apprécié d’entendre sa voix directement dans sa tête. Il y avait comme un contact intime entre les deux êtres et elle aimait bien. Cependant, il fallait être honnête , l'oiseau avait raison. Elle ne croyait pas en Telara. Telara était un nom qui était dans toute les bouches, mais comme la liberté, elle n'en saisissait pas le sens et ne comprenait pas qui était cette Telara et ce que voulait dire être une déesse. C'était un élément qu'on ne lui avait jamais appris. Elle répondit tout de même à l'oiseau

« Riha travaille pour le maître de Riha »

*Tu dois beaucoup l’aimer pour le servir avec une telle fidélité*

Un silence s’installa, coupé par les bruits de pas et les discussions des passants. Riha se le gardait pour elle, mais elle préférait le professeur Shaka. Son créateur. Celui qui l’avait fait ainsi et qui l’avait éduquée pour qu’elle soit d’une fidélité sans faille envers ses maîtres.

*J’ai tord ?*

« Riha ne sait pas comment répondre à l’oiseau aux plumes dorées. »

L’oiseau observa les yeux un peu fuyant de Riha, cette dernière était en confrontation entre ce qu’elle pensait et ce qu’elle devait penser. Elle ne pouvait pas dire qu’elle aimait son maître, elle n’était pas sa création, il manquait ce petit lien de complicité qui régnait entre le professeur Shaka et ses créatures, du moins, celle qui savait marcher droit et obéir au doigts et à l’œil. Cependant, elle ne pouvait pas dire qu’elle détestait son maître, elle n’en avait tout simplement pas le droit.De toute façon, cette conversation pris rapidement fin quand la jeune fille monta les marches du temple et, avec l’oiseau perché sur l’épaule, on ne posa pas trop de question et on la fit rentrer.

¤¤¤ Alabrena la Haute, Le temple de Telara ¤¤¤



L’oiseau de Telara du quitter l’épaule de la jeune fille pour se retrouver en cage. Sa cage. Spacieuse, avec des sortes de jouets pour le divertir, de l’eau et de la nourriture en permanence, mais cela restait une cage et l’oiseau perdit soudainement son entrain et sa curiosité dont il avait fait preuve tout à l’heure tout à l’heure. Riha eut un petit peu de peine pour lui pendant que le prêtre lui donnait mille remerciements pour l’avoir ramener. Elle n’écoutait qu’à moitié, elle était plus attentive aux plaintes de l’oiseau doré

*Je suppose que si je leur dis que je ne compte plus sortir sans permission, ils ne vont pas me croire*

« Riha est désolée pour l’oiseau aux plumes dorées »

*Ce n’est pas grave, tu as fait ce que ton maître t’a demandé. Puis j’ai bien aimé cette sortie. J’espère que tu reviendras me voir. Je m’ennuierais moins. *

Riha fit un petit oui de la tête et du reporter son attention sur le prêtre qui ne comprenait pas à qui la jeune fille parlait. Elle expliqua alors que l’oiseau pouvait parler dans les têtes, mais on la traita immédiatement de folle. Les oiseaux de Telara ne parlait qu’aux privilégié qui croient dur comme fer à la déesse, c’était tout simplement impossible qu’ils ne s’adressent à une simple petite Ath.  Riha s’obstina un peu, essayant  d’être plus claire et plus précise mais l’oiseau l’interrompit

*C’est vrai que, normalement, nous ne pouvons communiquer que pour transmettre quelques paroles de Telara, mais c’est difficile pour moi.Elle me parle rarement et, du coup, rare sont ceux qui m’écoute vraiment. Puis, je n'avais pas envie de rester dans un sac.*

La fillette se retourne, la fin de la journée s’approchait et elle devait partir. Elle regarda une dernière fois l’oiseau avant de se faire raccompagner pour sortir du temple. L’oiseau aux plumes dorées était désormais seul sur sa pauvre petite branche, à regarder le sol de sa cage en se demandant quoi faire. Il remarqua alors que ses yeux avaient été fatigués d’avoir vu toutes ces nouvelles choses et il décida de s’endormir.

¤¤¤ Midalys la Basse, Quartier Résidentiel, Résidence d'Altior ¤¤¤



Le soir était finalement tombé quand la jeune fille rentra chez elle. Son maître l’attendait dans le salon, en train de lire les dernières nouvelles et, quand elle ouvrit la porte, il se leva et lui demanda

« Tu as trouvé l’oiseau ? »

« Riha a ramené l’oiseau aux plumes dorées au temple de Telara »

« Bien… Bien… Et tu as reçu une petite récompense ? »

Riha tendit une petite bourse pleins de pièce avec une lettre signée d’un Vigilant haut placé qui remerciait personnellement Altior pour avoir ramené un des oiseaux de Telara. C’était ce deuxième objet qui intéressait le plus le maître de la jeune fille. Celle-ci fut d’ailleurs congédiée  et elle se dirigea vers sa chambre, une petite pièce étroite composée d’un lit et sous l’oreiller, il y avait son précieux livre. Pensive, elle le prit, l’ouvrit et commença à le lire, une nouvelle fois. Liberté. Que voulait réellement dire ce mot ? Le livre était plutôt vague sur ce sujet car la liberté pourrait bien avoir une définition différente pour chaque individu. Riha avait probablement beaucoup de chemin à faire avant de la trouver. Cependant, elle était sûre de deux choses sur la liberté.

Quand on était enfermé, on ne pouvait pas être libre. Première chose. Cela lui fit penser que, quand elle était avec le professeur Shaka, elle n’était pas libre. Riha n’allait que dans trois pièces différentes : la salle de classe, sa chambre et le couloir séparant la chambre et la salle de classe. Aujourd’hui, elle avait acquis un peu plus de liberté, son maître lui laissait de plus en plus carte blanche sur ses actions contrairement au temps où elle était avec le professeur. Il y avait en quelques sortes un progrès. Dernière chose, la jeune fille se disait que voler était une forme de liberté. « Pas de contrainte » comme l’avait dit l’oiseau aux plumes dorées. Riha réfléchit de nouveau. Elle avait  une envie… Chose très rare chez cette jeune enfant presque dépourvue de volonté, mais à ce moment-là, elle avait envie de pouvoir être comme l’oiseau aux plumes dorées. Etre aussi beau, aussi magnifique, mais aussi être capable de voler. Riha laissa alors un minuscule petit sourire apparaitre sur son visage, puis elle décida de fermer les yeux et de se coucher. La journée avait été épuisante et il était temps de s’envoler vers un nouveau monde pour elle, où tout était possible, même pour quelqu’un comme elle :  celui des rêves.

¤¤¤ Alabrena la Haute, Le temple de Telara ¤¤¤



L’oiseau aux plumes dorées se réveille après sa courte pause, il jette un regard autour de lui. Sa cage était toujours là, il était toujours à l’intérieur et il ne pouvait pas en sortir. Il baisse la tête, comme s’il était triste, puis il remarque un détail étrange sur la table où la cage est posée. Il y avait une clé. La clé de sa cage. C’était inhabituel. Normalement, elle est précieusement gardée par un des prêtres qui s’occupait de lui, pas simplement laissé à l’abandon à coté de sa prison. Il s’approche des portes de sa cage et essaye de la pousser avec sa petite tête. La porte n’était pas fermée. Quelqu’un avait ouvert sa cage. Quand ? Comment ? Pourquoi ? Il n’attendit pas un seul instant pour le savoir, il prit son envol, plana au-dessus du sol, passa au-dessus des têtes appartenant à des Vigilants, qui s’inquiétèrent aussitôt et qui se lancèrent à sa poursuite. Cependant, on cessa de le traquer quand on comprit qu’il ne faisait que se balader dans le temple, sans jamais en sortir. C'était assez étrange de la part cette oiseau qui habituellement ne pensait qu'à une chose : s'enfuir. Peut-être que son aventure à l'extérieur lui avait réprimé son envie ou au contraire, il était satisfait de cette extérieur. En tout cas, l’oiseau de Telara restait dans sa maison, cela semblait lui suffire amplement.
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Telara◊ Déesse aux Trois Visages ◊


MessageSujet: Re: L'Oiseau d'Or [Quête] Jeu 4 Juil - 10:55

Dort-elle ? Il semble que oui.

Bien, il ne faut pas qu'elle me voie, pas encore du moins, ça serait dommage.

Je chasse les brumes qui veulent encore jouer un mauvais tour, pas cette fois, cette jeune femme est à moi. La Murmurante n'a qu'à aller murmurer ailleurs et s'amuser aux dépends d'autre personne, pour cette nuit du moins, la fillette est sous ma protection.

Je sais que tu ne me verras pas, mais tu m'entendras. Je te remercie pour cet acte, oh certes je sais que c'est ton maître qui t'y a poussé, mais peu importe, c'est toi qui a fournit l'effort n'est-ce pas. Cet oiseau avait un peu de mélancolie en lui, je penserai à m'en occuper plus.

Quant à toi, petit être issu des manipulations des autres, je t'accorde ce souhait qui te donne t'en envie. N'en abuse pas, à trop s'approcher du soleil on se brûle les ailes, mais tu pourras en profiter, une petite heure...


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