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[PV Vermont] Quand les bêtes s’emballent, les souris fuient...

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Damné de Telara

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Rurthrann◊ Damné de Telara ◊


MessageSujet: [PV Vermont] Quand les bêtes s’emballent, les souris fuient... Mer 5 Juin - 20:38

La fin d'une nouvelle page de sa vie d'esclave se tournait. C'est ce que sonnait le son des chaînes qui accrochaient ses mains, ainsi que le petit éclat d'argent qu'il avait aperçu plus tôt. La clé. La clé de la chose de métal et d'argent qui lui ceignait le cou, à la limite de gêner sa respiration. Mais le Maître prendrait bien garde, jusqu'à la vente, à ce que le Sylarn ne la voit plus. Elle avait donc disparue, perdue quelque part dans les plis, les poches des riches atours du Panael, ou encore dans le petit coffret que l'un de ses gardes, l'Ath, à l'apparence si Panael si ce n'est son visage quelconque et ses quatre bras, tenait bien calé sous l'un de ces derniers. Mais Rurthrann n'était pas intéressé par cet espoir. Le garde évoqué l'immobiliserait bien vite, tandis que le second, userait sans doute du gourdin qu'il avait à la hanche. Non. Au lieu de cela, il avançait de sa démarche souple, s'engouffrant à la suite du Panael qui lui même profitait de la masses de ses chiens dressés. Au départ de la demeure, l'Animal Sombre avait fixé sans mot dire le Panael qui n'aurait bientôt plus sa clé. Il avait alors à loisir ressasser tout son ressentiment, tout son désir de voir ce "Maître" souffrir. Et ce dernier avait dû percevoir la soif du sylarn d'entendre ses cris, car, tout en palissant, il avait porté la main à l'emplacement de son fouet. Qui n'y était pas. Abîmer une marchandise avant de la présenter sur le marché n'aurait pas été bon.

C'était là une des rares occasions où Rurthrann avait laissé percevoir si franchement son sentiment à l'individu. Car le faire plus tôt, c'était risquer son courroux, et si autrefois l'Animal se livrait à ce passe-temps avec peu de retenue, il se refrénait à présent. Aucun Maître ne devait s'intéresser de trop prêt à Nërehn. Dans un premier temps, les ruelles avaient été peu peuplées, et Rurthrann avait laisser peser son regard sur le dos du Panael, qui avait accélérer le pas en conséquence. Non sans un léger grondement, le sylarn avait saisi la petite chose toute sale qui avait soudain trouvé les pas des grands bien trop grands pour ses petits à elle. De son mieux, il l'avait glissé entre ses bras joints au niveau des poignets par des bracelets et des chaînes, suivant sans peine le Maître et ses gardes. Puis les rues s'étaient peu à peu remplies, et le rythme ralenti. Le sylarn avait alors relâché sa prise sur l'enfant, qui les suivait à présent, regardant de ci, de là. Mais aller au marché aux esclaves n'était pas une occasion de divertissement, et cela, elle semblait l'avoir saisi, tournant en tout sens sa tête abondamment chevelue, mais sans guère s'éloigner. Et à présent que la foule s'était resserrée sur eux, Rurthrann avançait tout en conservant son regard rivé au sol, à surveiller que Nërehn ne soit pas emportée.

Les bruits, les senteurs, les corps constituaient un mur que les gardes du nobles ne parvenaient plus à percer, aussi se laissaient-il porter, tout en devant se rapprocher les uns des autres. Rurthrann eut bien souhaité connaître la réaction du Panael s'il avait à cet instant refermer ses mâchoires sur l'épaule offerte. Mais il n'en fit rien. La petite devait presque s'accrocher à ses jambes. Les oreilles du sylarn s'étaient rabattus, alors que la peau de sa lèvre supérieur se relevait, offrant un aperçu des canines qui saillaient dessous. Ceux qui, étant proches, les voyaient, avaient tendance à se reculer. L'enfant en profitait alors pour se glisser de plus belle près de son protecteur. Puis, dans le vacarme ambiant, le marché à proprement dit n'étant plus loin... Un mugissement fendit les airs. Suivit d'autres, qui laissèrent bientôt place à des cris. Se tendant soudain, tirant sur la chaîne que tenait son Maître, le sylarn se figea, crocs révélés, aux aguets. Ne pas voir au delà de la foule la source de ces sons alarmants le mettait en alerte... Des bêtes. C'étaient les cris de bêtes rendues bien trop nerveuses par la pression... Il le vit venir, le mouvement de foule. Il vit que ceux devant lui allaient reculer. Il ne put qu'essayer d'en faire autant, car résister face à une telle masse n'eut servi à rien. Mais la chaîne, et ceux qui le suivaient l'en empêchèrent. Il regarda Nërehn qui se serrait contre sa jambe, alors que leur parvenaient les premiers mouvements de panique.

Essayant à tout prix de s'écarter devant les animaux qui s'étaient emballés, les passants cherchèrent à fuir par les ruelles. Délaissant soudain la rue principale, la populace s'écoula sur les côtés. Rurthrann sentit les corps pousser, fut un instant trop surpris pour faire autre chose que se laisser emmené... Puis la chose le saisit. La petite. Nërehn. Il banda soudain ses muscles, et se mit à frapper ceux qui l'entouraient. Elle avait était emportée. "RAAAAAAH !" Le cri enfla dans son cou, avant d'être rugi, même à moitié étranglé, à la face des passants. Ceux-ci se tétanisèrent un instant, comme craignant que le vrai danger ne vienne finalement de lui... Et cela serait le cas, s'ils le gênaient. Jetant des regards furieux à la ronde, il ne la vit pas. Un bouchon se forma là, mais qui ne résista pas à la poussée. Mais Rurthrann courait déjà après ceux qui avaient fui plus loin. Sans un regard pour le Panael qu'il avait jeté à terre en lui arrachant la chaîne des mains.

Petite parmi les grands paniqués, Nërehn tentait de ne pas se faire piétiner. Ses mains avaient lâché la jambe, à l'odeur si familière, et dans la confusion qui avait suivi, les bottes, les pieds avaient défilé sous ses yeux, la heurtant parfois, alors qu'elle tentait de quitter ce flux furieux. Des larmes d'effrois dégringolant sur la crasse de son visage, elle essuya un nouveau coup dans le derrière qui manqua lui faire perdre l'équilibre. Avec un hoquet, elle se reprit, voulant à tout prix se frayer un chemin vers une potentielle sortie. Elle crut bien entendre le rugissement paternel, mais il était trop loin, beaucoup trop loin à ses oreilles, alors que les pieds ne cessaient de la molester. En désespoir de cause, elle s'accrocha à nouveau à une paire de jambes, espérant de toutes ses forces sortir de cet enfer. Conséquence, la personne à laquelle elle s'était accrochée ne put que chuter... Offrant une ouverture à la petite, qui crut distinguer un mur de pierre au delà de celui des pieds. Ne ratant pas cette occasion, elle saisit son courage et... Bondit, du haut de son demi mètre. Elle effectua malgré elle un roulé boulet, et se prit un autre coup... Qui l'envoya directement dans une ruelle adjacente.

Se relevant dans la poussière, la petite resta un instant étourdie, regardant les adultes qui tombaient, un peu comme elle, jetés à bas par la masse de fuyards. Mais ceux-ci ne pensaient guère à tourner, et Nërehn se trouvait dans une zone plus calme... Plus sombre, mais calme. Elle se leva, retrouvant peu à peu son équilibre malmené, avant de fixer la ruelle encore traversée par une foule furieuse. Elle n'entendait plus son protecteur, et elle ne savait ni où elle se trouvait, ni où aller. Elle attendit, observant avec ses yeux pâles bientôt brillant de larmes les silhouettes passant à vive allure, qui n'étaient pas celle qu'elle espérait.


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Cavalier-Dragon

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Vermont Leornod◊ Cavalier-Dragon ◊


MessageSujet: Re: [PV Vermont] Quand les bêtes s’emballent, les souris fuient... Jeu 6 Juin - 20:07

Les bottes du jeune homme frappaient le sol avec insistance. Il venait de rattraper à marche rapide son collègue qui le précédait juste avant de quelques mètres. Les cliquetis de son armure paraissaient par moment déranger son ami blondinet, dans sa petite côte de maille légère et brillante. Ils sortaient tout deux de l'entrainement et se dirigeait vers leur quartier.

" Tu m'as toujours pas expliqué pourquoi tu riais, à l'instant. Fit Vermont.
- Comme je t'ai dit, c'est parce que tu me fais rire. Ta tête est drôle, j'ai pas l'habitude de la voir, à cause de ton casque. Franchement, je comprends pas comment tu fais pour bouger avec toutes cette... taule autour de toi. Je suffoquerais, si j'étais à ta place.
- On s'habitue, à force. Et puis, je suis bien protéger.
- Tu es lent surtout ! Reprit brusquement Wiadric. Nous devrions nous dépêcher, les autres nous attendent ! "

Le plus petit, Wiadric, pressa alors le pas et prit directement à gauche, laissant le cavalier-dragon se diriger à droite. " Ok ! ". Leurs appartements se trouvaient dans deux sections différentes, mais pas réellement éloignées. Les bruits de l'armure déplaisaient à Vermont lorsqu'il courrait et il fronçait les sourcils tout le long du chemin. Arrivé devant sa porte, il l'ouvrit brusquement et la fit claquer à l'intérieur de son dortoir. Personne. Ses colocataires devaient encore être à leurs entraînements ou à une ronde dans la cité. Peu importe. Il commença à s'enlever sa cuirasse. D'abord, il déposa son heaume sur la grande table du milieu puis fini par le reste, petit à petit. Finalement, il se dirigea vers la douche, une petite pièce à l'écart de la chambre qui leur servait à se laver. Une bassine, toujours pleine d'eau se trouvait en haut et avec un tuyau, permettait de se nettoyer sans trop de gaspillage. Il sorti enfin avec une simple serviette sur le dos et s'habilla proprement. Une chemise en lin surmontée par une veste en cuir marron clair. Le pantalon, de la même matière était suivi d'une paire de chaussure haute d'un noir profond. Il rangea son armure dans sa caisse et soupira. Il était prêt. Il tourna sur lui une fois et vit sa bourse. Enfin presque. Il la prit et s'en alla, fermant derrière lui.

Il fut le dernier à sortir et il rejoignit rapidement Wiadric sur le chemin du centre-ville. Toujours dernier, le jeune Panael suivait de près le Vethael blond. Il éprouvait une certaine attirance pour son collègue, mais pas de celle, charnelle, qu'ont les gens entre eux. Non, il éprouvait autre chose, comme de l'envie ou de la jalousie. C'était un mélange des deux qui se muait à chaque fois en profond respect. Comme si le blond avait été choisi pour lui être supérieur. Wiadric ne méritait certainement pas cette forme de respect, lui qui était un homme simple. Vermont le savait, le Vethael était friand de tout un tas de chose qui pousserait les gens à s'éloigner de lui, mais il restait. Pour avoir la rançon de la gloire du blond, certainement. Mais c'était sans doute qu'il attendait, le moment venu, que le jeune Wiadric serait faire preuve d'une sagesse qui leur permettrait de se sortir d'un mauvais pas. En fait, il avait confiance en cet homme. Une sorte de confiance aveugle qu'il lui offrait pour son rang, qu'il n'avait pas choisi. Le blondinet se plaisait et sentait que le Panael ne le suivait pas seulement par amitié, mais ça ne le dérangeait pas. Il trouvait même ça drôle.

Sans vraiment s'en rendre compte, ils étaient arrivés au rendez-vous. Deux autres personnes les attendaient. On aurait dit un vieux couple. La fille, bien jeune, s'était approchée en courant. Elle avait sauté au cou de Wiadric et l'avait enlacée fortement, comme après une longue séparation. C'était bien le cas, la fille était sa petite sœur, Célisia, était étonnamment différente de lui. On pouvait clairement comprendre qu'elle n'était pas une Vethael, comme son frère. Une simple Panael, dirait certain, mais un très jolie brin de fille. Elle le lâcha et sauta vers Vermont. Elle colla ses pieds et s'abaissa. " Je m'appelle Célisia. Enchantée de faire votre connaissance ! Fit elle. "
Le cavalier-dragon se figea un instant en regardant la petite enfant. Il ne savait pas trop quoi faire ni quoi dire. Il semblait paralyser, lui qui pourtant se battait si bien face à un adversaire ayant deux fois sa taille, il restait bloqué face à une petite enfant. Finalement, il s'était préparé plusieurs fois à la rencontrer, il s'était entraîné devant une glace à répéter la même phrase et il n'arrivait pas à la sortir au bon moment. " Laisse-donc l'ami de Wiadric tranquille, Cél'. "
L'homme qui complétait le duo était bien plus grand que les deux autres et devait dépasser facilement les deux mètres trente, pourtant, sa carrure n'était pas imposante. On voyait clairement qu'il faisait partie de la bourgeoisie, sans doute un duc. Il s'approcha alors que Vermont se répéter la phrase dans sa tête. " Je m'appelle Chun, je suis le grand frère de Wiadric et de Célisia. Bienheureux de vous rencontrer, Vermont. Mon petit frère a souvent fait allusion à vous lorsqu'il parlait de son "aventure". J'espère que vous prenez bien soin de lui. "
On pouvait bien entendre le mépris envers la garde rouge dans ses propos. Comme s'il dénigrait le choix de son frère. Cependant, le Panael n'avait pas écouté ce qu'il lui disait et n'avait qu'une idée en tête, dire sa phrase. " JE SUIS ENCHANTÉ DE VOUS CONNAITRE AUSSI !! "
Sans le vouloir, il avait crié et s'était emporté. Il ne voulait pas le dire comme ça. Il voulait tout simplement le dire, comme quand il parle avec son collègue, pourtant, le stress sûrement, il n'avait pas pu. Il reprit immédiatement avec une liste impossible à compter de " désolé ". L'homme en face de lui le prit mal, ça se voyait sur son visage, mais ne dit rien. Il se força même à rire, sans doute pour rabaisser le jeune lycanthrope. " Bon. Ce n'est pas tout, mais la vente ne va pas tarder à commencer, il faudrait se dépêcher. Il y a quelques produits qui m'intéresse et je ne veux pas les rater. Allons. "
Chun se détourna des trois autres et se mit à marcher un peu plus en avant...

" Désolé. Fit Célisia.
- De ? Répondit Vermont, ne comprenant pas.
- C'est rien. Les interrompit Wiadric. Suivons-le... Mon frère est friand d'esclave et de tout ce qui rapproche à ce genre de commerce. Je ne peux rien dire, car il est l'héritier de la famille et donc il a tout les droits. Je t'expliquerais plus tard, tu veux. Cél', tu veux monter sur mes épaules ?
- JOui. Cria-t-elle, heureuse. Tu sais grand frère. Ca faisait longtemps qu'on s'était pas vu. Tu manques beaucoup à maman. Tu rentres quand ?
- Pas de suite, mais bientôt, je pense.
- C'est vrai ? On fera une graaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaande fête alors, hein !?
- Oui, sûrement !
- Dis grand frère, pourquoi tout ces gens courent vers nous ?
- Quoi ?! "

En effet, une vague humaine fonçait dans leur direction. En tête, le grand frère de Wiadric. Il courrait comme si sa vie en dépendait, et c'était peut être le cas. Derrière lui, plusieurs dizaines de personnes fuyaient. Quoi ? Impossible de voir de là où ils étaient. Les passants qui ne voyaient pas les fuyards se faisaient bousculer, jusqu'à ce faire écraser. Tenter d'échapper à cette ensemble de coureur était sans doute inutile, Vermont était dans son élément. " Par là ! Suivez-moi. "
Il s'était déporté rapidement vers la ruelle adjacente, mais ça ne suffirait pas à les protéger. Ils devaient faire vite. Il commença à grimper sur le mur et arriva rapidement sur le toit. Il se coucha sur le plat et tendit le bras. " Attrape ma main, petite ! "
Il tendait tant le bras qu'en tirant plus on aurait pu l'arracher. Il tirait une tête à faire peur même à un fenrir enragé et la petite fille rigolait en attrapant sa main. Il la fit monter d'une traite et la déposa à côté de lui. Avec un regard obligataire, il la laissa là. Il se remit en position pour aider son ami, mais au moment de l'attraper, Chun arriva et bouscula Wiadric, les faisant tomber tout les deux.

Ils se relevèrent, mais trop tard, déjà les premiers fuyards envahissaient la zone. le grand tenta une nouvelle fois d'attraper la main de Vermont, mais n'y arriva pas. Son frère le tira par la veste et l'emporta dans la ruelle. Le Panael les observa longer le mur et disparaître, un peu plus loin, dans la masse. Il se releva brusquement et fit hoqueter la jeune enfant. Il regarda autour de lui et l'attrapa vulgairement. Il la posa sur son épaule, tel un sac de patate et marcha sur le toit. Il le prenait en diagonale, espérant rejoindre les deux autres au bout du chemin.

Vermont descendit le long de la gouttière et déposa la jeune fille, à côté de l'entrée d'une cave. " Tu restes là. Fit-il d'un ton autoritaire. "
Elle ne bougea pas. Il se releva et fit le tour de la rue, avec son regard. Qu'est ce qui avait pu faire fuir tout ces gens ? C'était peut être une attaque extérieure. Le jeune Panael ne savait pas quoi faire, il devait surveiller la petite, mais aussi retrouver Wiadric et son frère. " Regarde. Il y a une fille, là-bas ! "
Le lycanthrope se tourna alors et vit la fille en question, seule, au milieu des passants. D'un geste presque impulsif, il se baissa et avertit la fille. " Tu vas rentrer là-dedans. Tu n'en sors pas, d'accord ? Si tu sors tu seras en danger. Je vais chercher la petite et je reviens. Tu bouges pas, ok ? "
Elle ne fit signe que de la tête. Il frappa alors fortement sur le loquet qui se défit et ouvrit la porte presque horizontale. Il fit rentrer la fille et referma la porte, sans hésitation. Il fit volte-face et se dirigea vers la petite fille. Il allait l'attraper quand il se prit un coup de genou dans le visage. Il tomba, mais heureusement la fillette n'avait rien. Il s'avança et se mit entre elle et les passants. " Salut petite. Je suis un membre de la garde rouge. Je ne te veux aucun mal. Je vais te prendre avec moi et t'emmener à un endroit où tu seras en sécurité. "
Juste après, sans attendre de réponse, il l'attrapa vigoureusement sans lui laisser le temps de tenter de s'enfuir et se mit à courir avec elle dans les bras. La foule se faisait dense et elle ne tarderait pas à le piétiner s'il ne faisait pas attention. Il se colla au mur et rejoignit l'entrée de la cave. Il l'ouvrit précipitamment et fit sursauter Célisia. Il entra dedans et mit la Vethael qui tentait de s'échapper en vain sur pied. " Tu es en sécurité, ici. Écoute, Célisia va s'occuper de toi, le temps que tout se calme. Je vais remonter à la surface voir ce qu'il se passe. Surtout ne bougez pas ! "
La plus grande le suivit jusqu'à la porte et le regarda fermer une nouvelle fois la porte derrière lui, la laissant encore une fois dans l'obscurité. Elle avait essayé d'ouvrir la porte, mais elle était bien trop lourde pour elle et elle descendit alors pour rejoindre la toute petite.

Vermont bloqua l'entrée par un long bout de bois qu'il trouva par hasard et évitait les fuyards quand tout à coup ~
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Damné de Telara

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MessageSujet: Re: [PV Vermont] Quand les bêtes s’emballent, les souris fuient... Ven 7 Juin - 6:52

Non ! La petite ne voulait pas que cette homme l'emmène ! Il eut beau tenter de se montrer rassurant, elle n'en avait que faire. Il n'allait pas la protéger, pas lui, elle devait attendre... ! Mais l'inconnu suivit son idée sans prêter attention au refus de la petite Vethael, et celle-ci fut bientôt saisi, et emportée... Par dessus l'épaule de son ravisseur-sauveur, elle ne put que regarder avec désespoir la ruelle, d'où allait surgir d'un instant à l'autre son protecteur, s'éloigner. Il lui fallait juste attendre qu'il arrive, pourquoi ce grand ne comprenait-il pas ?! Elle ne prêtait pas attention aux visages de ceux qui fuyaient autour d'eux. Elle voulait juste la grande bête noire qui veillait sur elle. Elle tenta bien de sauter des bras de l'inconnu, mais ses efforts étaient vains, ils la tenaient trop bien. Non non ! Elle se mit à gémir de peur, alors qu'ils entraient tous deux dans un endroit noir. Un endroit où son protecteur n'était pas. Elle voulait ressortir, pour l'attendre, ne pas rester avec...

Elle quitta soudain l'étreinte non-désirée du "Garde Rouge", et fut déposée sur le sol. Elle resta pétrifiée là où il l'avait posée, sourde à ses propos, l'observant s'éloigner, suivit d'une autre fille... Où l'est, je veux pas, où est... ? Des grosses larmes perlaient à ses paupières... Puis elle vit l'homme, dans la lumière, qui refermait des portes sur celle-ci. Non ! Retrouvant l'usage de ses courtes jambes, elle parcourut rapidement les mètres qui la séparaient de la sortie. Moi sortir, moi sortir et attendre ! Ah ! Mais elle ne fit que se cogner contre le battant, alors que celui-ci s'abattait, l'enfermant avec la fille dans l'endroit sombre. Tombant sur les fesses, à peine étourdie, elle se redressa aussitôt, ignorant tout à fait les attentions, qui se voulaient compatissantes, de la fille avec qui elle était coincée. Pas toi, moi vouloir attendre lui ! Moi sortir, moi sortiiir ! Mais elle eut beau taper de ses petits poings sur les portes, un bruit vint bientôt l'emplir d'effroi. Comme lorsque le temps de dormir venait, et que les Maîtres, retirant le méchant collier de son protecteur, l'enfermaient ensuite dans une petite pièce. Mais Nërehn était alors avec lui.
Les portes ne s'ouvriraient pas. Et la petite se retrouvait seule. Noooon !

Rurthrann rattrapait les fuyards. Lèvres retroussées dévoilant ses crocs, un grondement agressif ne cessait de monter de sa gorge. Courir, ils n'étaient bons qu'à courir ces imbéciles, alors que le danger était déjà loin. La vision de l'Animal Sombre ne faisait que leur faire redoubler d'ardeur dans leur débandade. Mais le sylarn n'avait que faire de les effrayer. Il leur eut bien volontiers arracher une jambe, qu'ils cessent leur bêtise ! Où était la petite ?! Où l'avaient-ils emmenée ?! Les bracelet de fer joints à ses poignets l'empêchaient de courir avec toute sa vigueur, l'entravant, de même que la chaîne qui traînait dans son sillage. La ramasser lui eut coûté bien trop de temps. Maudit fers Panael ! Emplie d'une rage froide, qu'exacerbait la sensation de l'argent qui ne cessait de lui frotter le cou, semblant uniquement poursuivre la foule devant lui, il n'en demeurait pas moins attentif, tentant de percevoir l'odeur de Nërehn dans la confusion olfactive laissée par la foule. Quelque fois il lui semblait la percevoir, mais sitôt après, son odeur était supplantée par une autre, lui arrachant gémissement frustré. Ceux qui le voyaient venir croyaient bien souvent qu'il venait pour tuer, alors que de lui pulsait une agressivité sans nom... Dépassant ces ignorants, il ne leur adressait qu'un claquement de mâchoire hostile, et renversait d'un coup d'épaule ceux qui étaient sur son passage. L'odeur de la petite...

En percevant soudain une piste plus nette, il vira sur le côté, quittant la ruelle pour une plus petite avec un rugissement d'avertissement. Il arrivait. Sa venue fit déguerpir les laissez pour compte avec un cri de peur, tandis qu'il ralentissait le pas, humant l'air... Nërehn... Ses chaînes et le collier qui lui enserrait la gorge le trahissaient sans aucun doute comme un esclave - en fuite, vue qu'aucun maître ne tenait l'autre bout de la chaîne -. Mais si Rurthrann savait que ce n'était que le temps de retrouver la petite, d'autres l'ignoraient. Ainsi, un homme vint se planter devant lui avec une lance. "Retourne auprès de ton Maître, esclave !" Le sylarn le fixa un instant, la rage se tordant en son cœur. Lui dévorer le visage, lui arracher la gorge... Il n'avait pas le temps, ni la liberté de la faire. Il rugit à la figure de l'impudent. "ÉCARTE-TOI !" L'homme tint bon... Mais fut pris par surprise, alors que le sylarn, rapide, usait de ses bracelets de fer comme une masse. L'homme fut jeté à bas, sonné. Foulant son corps inerte, l'Animal se concentra à nouveau sur l'odeur de la Vethael.

Trouvant l'endroit où elle s'était tenue, il ne put que sentir la petite effluve de peur qu'elle avait laissé. Produisant un son entre le grondement et le gémissement, il releva la tête... Et perçut l'odeur d'un homme qui était venu. Et qui l'avait emmenée. Les crocs du sylarn brillèrent, dans sa face noire. Comme ramassé sur lui-même, il suivit l'odeur, à laquelle se mêlaient quelques fois celles d'autres créatures fuyantes. Et bientôt... Il le vit. Sans avoir encore put identifier l'odeur comme étant la sienne, une impression lui dit que c'était lui. Peut-être à la manière dont il gardait une porte, qui menait le sylarn ne savait où. Replié sur lui même, comme prêt à bondir, il se dirigea vers l'individu, percevant sa mise simple sans s'y attarder, son regard froid fixant bientôt uniquement le beau visage... Qui ne lui inspirait qu'un profond dégoût.

Panael, un Panael... Sa figure noble le lui hurlait, et l'Animal eut grandement désiré avoir ses mains, et ses griffes, libérées. De ces Panaels qui l'achèteraient bientôt. Qui l'employaient un temps, l'abaissant, le considérant tout au plus comme un objet. Qui lui prendraient Nërehn s'ils savaient... Repoussant les gêneurs qui venaient à croiser sa route, il n'était plus qu'à quelques mètres de l'inconnu quant il se redressa, imposant. Le fixant. Grondant, alors que les deux odeurs entremêlées se faisaient plus insistantes. L'effluve de peur qu'avait laissé l'enfant lui fit montrer les crocs. "Où est-elle ?" Mi-parole, mi-grondement. Que la Panael ne comprenne pas, et il le mettrait simplement en pièce. "Qu'en as-tu fais, Panael ?! Où l'as-tu cachée ?!" Il s'immobilisa à moins de deux mètres. Souhaitant arracher les portes qui lui dissimulaient Nërehn - l'odeur lui emplissait le nez, la gorge... - ... Et transpercer de ses crocs la gorge de l'homme.

Il y avait trop de confusion, et le battant était bien trop hermétique, pour que le Sylarn perçoive de la cave les petits cris de Nërehn qui, ayant cru reconnaître ses grondements caractéristiques, redoublait d'ardeur pour se faire entendre, frappant le bois jusqu'à en avoir les poings douloureux.


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MessageSujet: Re: [PV Vermont] Quand les bêtes s’emballent, les souris fuient... Ven 7 Juin - 9:02

Cette sensation. Celle qu'on ressent lorsqu'on sait que quelque chose approche, mais ne connaissant pas son identité. Vermont l'avait déjà vécu, le jour où il s'était fait transformer. Cette nuit-là, il n'avait pas réussi à s'endormir, sentant la chose arriver. Encore aujourd'hui, il sentait que quelque chose approchait. Il voulait partir, dans l'autre direction, vers là où Wiadric et son frère était parti. Sans doute avaient-ils réussi à s'échapper, mais sait on jamais, mais sa conscience l'en empêchait. Il savait que le danger venait de plus haut, là d'où venait les gens qui courraient. Il devait protéger les deux enfants. Il évitait toujours les fuyards lorsqu'il le vit enfin. Cette chose noire approchait, les crocs révélés. Le Panael sentait l'aura presque meurtrière du Sylarn enchainé. Un esclave, sans doute celui qui a créé cette panique. " Où est-elle ? "

La bête avait grogner cette phrase puissamment. Immédiatement, Vermont pensa à la petite fille. Aucun doute qu'il cherchait cet enfant, mais pourquoi. Alors, dans la tête du lycanthrope, toute une histoire s'écrivit contre sa propre volonté. Pour lui, l'esclave s'était échappé et avait poursuivit son ancien maître, trop sauvage avec lui, et voulait se venger. Après s'être occupé du père, il cherchait la fille. Cependant, dans son subconscient, il ne prit pas en compte les vêtements de la jeune. Il aurait pu voir qu'elle ne portait pas ceux de personne capable de s'acheter un esclave. Enfin, il ne pouvait pas lui répondre, même, il ne pouvait pas savoir que c'était lui qui l'avait. " Qu'en as-tu fais, Panael ?! Où l'as-tu cachée ?! "

Le cavalier-dragon fronça les sourcils. Il comprit alors que l'autre savait tout. C'était étonnant et non en même temps. Il se mit alors sur la défensive, bien plus qu'auparavant, se déportant encore un peu plus vers la porte, comme pour la protéger. " Tu devrais continuer ton chemin. Je n'ai rien pour toi, ici. "

Il parlait avec violence, comme l'homme en face de lui. Il soutenait son regard avec puissance, mais ne voulait pas le provoquer. Le garde rouge passa sa main dans son dos et se rendit compte stupidement qu'il n'avait pas sur lui ses épées. Wiadric lui avait dit de ne pas les amener aujourd'hui. Encore une erreur. Alors, dans une sorte de calme, il sentit les chaines du Sylarn bouger, il était tant crispé qu'il ne su comment réagir dans l'immédiat et il hurla. " Va t'en ! "

Ses crocs sortirent aussi en même temps que débutait sa transformation. Ses traits se tirèrent et son visage devint plus dur. Il ne se changea pas complètement, à vrai dire. Il avait juste prit panique et revenait lentement à sa forme totalement panael. Il respira fort un moment et toujours le regard brulant, finit par dire. " Je n'ai rien pour toi... Va t'en. "
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Damné de Telara

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MessageSujet: Re: [PV Vermont] Quand les bêtes s’emballent, les souris fuient... Sam 8 Juin - 17:08

Le Panael sembla vouloir se saisir d'une arme. Rurthrann gronda à la vue de ce geste, qui relevait pour lui de la provocation. Quiconque sortait voulait être armé en sa présence ne pouvait que vouloir l'attaquer, ou tenter de le "mater". Mais comme le Maître qui n'avait pas trouvé son fouet à sa hanche, la main de l'homme ne trouva nulle arme à saisir. Sans défense, il était sans défense. Un vulgaire insecte qui le gênait dans son ignorance, et qui ne possédait que quelques couches de tissus pour le protéger des crocs et des griffes du sylarn. En ce dernier se disputaient l'envie de violence à l'encontre de cet être au sang tant honni, et le désir de retrouver au plus vite la petite. Ce fut ce dernier qui l'emporta, l'odeur de la Vethael et le mouvement du Panael lui criant la présence de Nërehn, là, derrière cette porte. Et cet homme imbécile.

Le Panael hurla un autre ordre. La fourrure du sylarn se hérissa en réponse, alors que ses lèvres se relevaient un peu plus. Comment oses-tu, bâtard, me prendre pour un chien que l'on effraie d'un cri ?! La soudaine impulsion qui voulait qu'il se jette aussitôt sur lui fut stoppée nette, alors que le visage de l'homme se tordait. Le sylarn se replia aussitôt un peu plus sur lui même, comme se préparant à ce que le Panael attaque. La chose dura à peine un instant, où les traits nobles se voulurent animales, et où les dents voulurent devenir crocs. Puis il retrouva son visage si laid d'arrogance. Semblant reprendre son souffle, le Panael finit par répéter ses ordres. Comme si cela allait vraiment faire partir l'Animal Sombre.

L'observant, Rurthrann sentit poindre un rire, qui emplit son large torse, remonta sa gorge entravée, avant de se libérer en des grondements douloureux et moqueurs. Il fit un pas vers l'homme, alors que ses oreilles se relevaient quelque peu, signifiant que ses crocs révélés n'étaient plus tant une marque d'hostilité qu'un rictus amusé. Mais pour saisir ce détail, il eut fallu que le Panael connaisse le sylarn. Un lycanthrope. Un maudit parmi ces arrogants, ha ! Mais on amusement ne dura pas. "Cesse de me prendre pour un imbécile. Elle est sous ma protection, et je ne partirai pas sans elle." Le sylarn poussa soudain un grondement interrogateur en direction de la porte.

Mais que faisait-il ?! Mais que faisait-il ?! La petite tambourinait sur le bois dure, il avait bien dû comprendre qu'elle était là ! Alors pourquoi la porte demeurait-elle close ! Pourquoi le "Garde Rouge" avait-il crié. Plus la Vethael restait dans l'ignorance, à n'entendre que des sons indistincts plutôt que des mots compréhensibles, et plus l'angoisse la faisait trembler. Je suis là, pourquoi tu viens pas ? "Booouh..." Un nouveau gémissement lui échappa, alors qu'elle prenait un instant pour essuyer une énième grosse larme. Ses mains étaient poisseuses de ces dernières et de la sueur de la peur, qui se mélangeaient à la crasse. Elle les essuya rapidement sur ses haillons, tentant de les rendre un peu plus sèches... Avant de sursauter tandis qu'un autre grondement se faisait entendre. Mais celui-ci lui était adressé. Une question. C'était une question. Surexcitée, elle se mit à sautiller sur place. Moi ici idiot, moi ici, pourquoi toi pas ouvrir ?! Ouvre, ouvre ! Se jetant de plus belle sur le battant, elle se mit à le frapper avec une vigueur renouvelée. "AAAAAAAHHHHH !" Elle hurla avec toute la force de ses poumons d'enfant, faisant sursauter la fille avec elle. MOI LA ! OUVRE ! TOI OUVRIIIIIR !

Le sylarn l'entendit enfin. La petite qui l'appelait, bien là, derrière la porte où il "n'y avait rien". Sa "patience" disparut comme un esclave voulant échapper à sa correction, alors qu'il se ramassait sur lui-même, rendant un regard à nouveau furieux au Panael. Ses chaînes cliquetèrent doucement. Les paroles qu'ils prononcèrent furent à peine compréhensibles, tant la rare déformait ses mots. "Elle est mienne, Panael. Transformes-toi, OU ECARTES-TOI !" Achevant sur un rugissement, le sylarn s'avança soudain, relevant avec violence la masse que constituaient les deux fers à ses poignets, projetant de fracasser la mâchoire du Panael avec ce geste. Que ce dernier parvienne réagisse assez vite pour l'éviter, et il le plaquerait contre le mur pour tenter d'atteindre sa gorge découverte, ou tenterait de frapper son corps afin de le jeter loin de la porte. Atteindre cette maudite barre de bois qui tenait les deux battants l'un contre l'autre, là était son objectif. Malgré son envie fouler du pied un cadavre chaud de Panael, il laisserait celui-la sans une griffure s'il avait le bon sens de le laisser faire !


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MessageSujet: Re: [PV Vermont] Quand les bêtes s’emballent, les souris fuient... Sam 15 Juin - 18:20


Prit d'une violente envie de l'écraser, le Panael s'était laissé aller à sa transformation, mais en reprenant sa forme habituelle, il s'était légèrement calmé. En face de lui, le Sylarn ne semblait pas vouloir laisser tomber et c'était à juste titre - seulement Vermont, lui, ne le savait pas. Ils s'observaient dans une atmosphère pesante alors que derrière le cavalier-dragon, la petite tentait toujours de s'échapper. Elle frappait à la porte horizontale avec tout ce qu'elle avait et ce fut qu'au bout d'un certain moment que l'homme-bête s'en aperçu. Il grognait et prit la parole, demandant à Vermont de se transformer ou de quitter les lieux. Bizarrement, la demande du type semblait convenir au garde rouge qui commença sa transformation. Autant dire qu'il s'était préparé au combat. Il ne voulait absolument pas laisser l'esclave s'accaparer cette fille. Il faut savoir qu'il croit toujours que l'autre veut la tuer. Enfin, alors qu'il devenait un homme-tigre, le Panael sentit les mouvements du Sylarn. Celui-ci attaquait violemment. Les réflexes génétiques de Vermont, combiné à son apprentissage au combat lui permirent de bloquer l'offensive du Sylarn et le repoussant fatalement d'où il venait. " Tu ne t'approcheras pas de cette porte ! "
La voix de l'homme avait changée en quelque chose de plus animal. Bestiale, son apparence le rendait bien plus puissant et rapide qu'auparavant. Féline, ses sens s'affutaient et il pouvait entendre à présent les bruits que faisait la petite, en contrebas. Il se mit en position de combat et attendit la nouvelle offensive du type qui lui faisait face.

Revenons un peu en arrière et rappelons aux lecteurs qu'à l'intérieur de la pièce ou se trouvait la petite de l'esclave, se trouvait aussi une autre enfant, bien que plus âgées que l'autre, elle se trouvait dans une situation bien plus "délicate". Bourgeoise, elle n'avait pas l'habitude de vivre des aventures de ce style et elle commençait à peine à paniquer, mais ce n'est pas le sujet. En effet, je vais maintenant parler de ses deux frères et de ce qu'ils ont fait, une fois séparés du groupe. Rappelez-vous qu'au moment où la foule s'enfuyait, les quatre se trouvaient dans une des allées principales et ont tentés de s'enfuir via les toits, cependant seul Vermont et Célisia étaient parvenu à monter là-haut, laissant les deux frères dans la petites ruelles.
Ils s'étaient donc mis à courir alors que les gens approchaient. Ils avaient tournés plusieurs fois avant d'arriver à un virage. Sur leur droite venait un bon nombre de gens, ainsi que derrière eux. Wiadric savait qu'il ne restait pas longtemps à son frère avant de tomber de fatigue, il n'était clairement pas fait pour ça. Il trouva alors une sorte de solution. Ayant un peu d'avance sur Chun, il se tourna et se baissa et, avec ses mains, créa une sorte de marche. " Ne t'arrêtes pas ! Prends appuis sur mes mains et saute sur le toit. Aie confiance en moi et vas-y ! "
En effet, s'il montait, il serait sans doute en sécurité, mais l'homme n'était pas vraiment fait pour ça et alors qu'il approchait il hésitait de plus en plus. Il sauta une première fois pour atterrir sur les mains de son frère, qui ressenti le choc et descendit de quelques centimètres. Juste après, il se releva et aida son ainé à prendre assez d'élan pour pouvoir s'accrocher en haut de la maison. Le grand homme réussi à attraper le bout du toit et avec difficulté à monter dessus. Pendant ce temps, Wiadric tourna sur lui-même pour voir s'il pouvait monter, mais ne trouva aucun moyen, il regarda son frère monter puis fini par dire : " Reste-là, je vais chercher Célisia. Ne bouges pas, je reviens ! "
La façon de parler du garde rouge ressemblait étonnamment à celle de Vermont lorsqu'il parlait à la petite fille. Ça aurait pu être marrant de voir comment le jeune frère parlait à son ainé. Le blond parti alors à la recherche du cavalier-dragon et de sa sœur.
Il courra alors dans tous les sens, sans vraiment avoir de direction à prendre. Il tournait à chaque fois sans réfléchir et se retrouvait parfois dans des impasses. Il se retournait alors et tentait sa chance par un autre chemin. Alors, au bout de bien des minutes, il arriva au bon endroit. C'est là qu'il vit ses deux choses. Il en reconnaissait une, et n'aimait pas la voir. Toujours de mauvaises raisons. Voilà ce qu'il se disait. Puis, il se mit à courir vers eux. Il était rouge de la fatigue et son ignorance de la situation l'exaspérait assez pour l'énerver. Il se mit alors à hurler pour qu'on l'entende bien. " Mais qu'est ce qu'il se passe ici, bon sang ! ".
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MessageSujet: Re: [PV Vermont] Quand les bêtes s’emballent, les souris fuient... Sam 22 Juin - 16:28

Une violente poussée le jeta à moitié au sol, faisant tinter ses chaînes. Se redressant, un grondement haineux jaillit de sa gorge, alors qu'il posait son regard furieux sur le Panael devenu animal. Ses muscles étaient agités de spasmes, alors que la rage l'emplissait. L'arrogant persévérait dans sa bêtise, à l’empêcher de retrouver Nërehn. L'Animal était aveugle à la bonne volonté du lycanthrope à vouloir protéger l'enfant, il ne voyait en lui qu'une gêne qu'il désirait ardemment déchiqueter, réduire en lambeaux sanglants. Émotion irréfléchie, nourrie par des années enchaîné à supporter leur arrogance, "possession" que ses Maîtres punissaient à tord et à raison. Cercle vicieux, de haine et de douleur... Que l'un d'entre eux tente de s'interposer entre lui et la seule chose à laquelle il tenait dans son existence sanglante le mettait hors de lui. RENDS-LA MOI ! Voilà ce qu'exprimait le rugissement qui surgit de sa gueule, raisonnant dans la ruelle, faisant fuir les derniers retardataires. Que ses entraves le gênaient ! Sans elle il eut peu déchiqueter la gorge du Maudit, le noyer dans son propre flot rouge ...!

Son maelstrom de pensées destructrices fut perturbé, alors qu'un cri retentissait. Grondant, le sylarn tourna la tête pour identifier la menace... Avant qu'une idée ne lui vienne, tandis que son cœur pulsait à la vue d'un autre Panael. Tu vas me servir, inconscient ! Fut sa pensée alors qu'il fondait sans prévenir sur le nouveau venu. Sa joie fut sans limite alors qu'il le constatait sans arme. Rapide, prenant par surprise cette nouvelle proie, il la percuta avant de le saisir brusquement, se tournant dans un même mouvement vers son adversaire... Ses deux mains recourbée sur la gorge exposée du Panael innocent, dont il tordait cruellement la tête en arrière. Sa voie exprimait une sombre jouissance alors qu'il déclarait, articulant clairement, ne souhaitant pas que le gêneur se méprenne sur ses intentions : "Ouvre cette porte ou il meurt. La nuque brisée. La gorge ouverte. N'espère pas nous atteindre..." Une part de lui souhaitait que son ennemi commette la folie de vouloir le retenir. Le sang Panael coulerait alors, et le reste ne serait plus que crocs et rage. Mais une part raisonnée ne pensait qu'à retrouver la petite, qu'il entendait batailler derrière le battant de bois, par delà les battements cardiaques affolés de sa proie. De derrière la noble tête du captif, le regard glacé de l'esclave brillait, de rage et d'espoir mêlés.

Mais sa tentative ne put aboutir. "CESSE INCONSCIENT !" L'ordre, à la tonalité familière, arracha un frémissement au sylarn. Sa hargne se tassa en lui, comme amadouée. Le Maître était là. Danger. Un dernier grondement passa ses crocs, alors qu'il dévisageait un dernier instant le Panael animal. Rends-moi Nërehn !Mais il ne dirait pas le nom de sa protégée, il n'implorerait pas. Au lieu de cela, percevant un bruit de pas rapides, puis d'une course, il fit volte-face, et envoya de toute sa force le Panael captif dans les bras de l'Ath esclave qui allait le percuter. Celui-ci s'effondra, saisissant le projectile dans ses quatre bras, gênant la progression de son comparse. Derrière les deux esclaves se tenait le Maître Panael, échevelé, et au regard furieux... Que lui rendit sans faille l'Animal. "Quels problèmes as-tu encore causé, esclave buté ?" La voix du Panael avait beau exprimer la grande contrariété du noble, cette manière guindée de parler n'avait toujours inspiré que du mépris à l'esclave. Il eut ri, si ses pensées n'étaient pas focalisées sur la petite captive du Panael métamorphe. "Relevez-le, bande d'incompétents, je ne vous ai pas acheté pour que vous vous prélassiez !"Sans quitter des yeux son esclave en fuite, le Maître ne s'approcha pas moins du Panael malmené par Rurthrann, que remettaient debout les deux esclaves. Le regard altier se posa soudain sur le loup-garou derrière le Sylarn.

"Mais qu'est-ce... ?" La surprise fit s'écarquiller les yeux du noble, tandis qu'il tentait de déterminer de quelle manière il devait considérer la créature. L'Animal en avait assez. "Un Panael maudit. Si j'ai fuis, c'est pour retrouver ma petite. Elle se trouve derrière cette porte, mais il m'en interdit l’accès." Une chose que son Maître n'hésita pas à faire fut, s'étant approché de l'esclave en faute, de le frapper. La contrariété lui faisait oublier la crainte que lui inspirait d'ordinaire l'Animal.. "IMPUDENT ! Je ne t'ai pas autorisé à parler ! La faute est tienne, Esclave, tu n'avais qu'à ne pas laisser s'échapper cette enfant." L'esclave encaissa sans broncher, habitué aux coups de fouet et de trique... Mais n'en gronda pas moins en réponse, faisant reculer le Panael. Celui-ci chercha à se reprendre, en trop bonne compagnie pour trop laisser voir la peur que lui inspirait les crocs de l'esclave. Aussi se tourna-t-il d'abord vers le noble précédemment molesté... "Toutes mes excuses pour son comportement honteux, mais les corrections n'ont que peu d'effet sur son esprit rebelle." Puis vers le lycanthrope, mais s'adressant à lui avec un peu plus de retenu. "Et vous Monsieur... De même, je regrette qu'il vous ait agressé. J'ose espérer qu'il ne vous aura causé aucun mal. Je vais sans tarder..." Vif, il saisit les chaines du Sylarn, comme si celles-ci pouvaient vraiment le retenir. "... Le faire disparaître à votre vue. Il ne sera pas dit que Maedren de la Maison Elronn laissera l'un de ses esclaves agir comme bon lui semble."

Mais au premier pas qu'il fit en cherchant à s'éloigner, l'Animal en fit un dans l'autre sens, tirant sur ses entraves avec un grondement. "L'enfant." Ce fut le seul mot qu'il prononça, gardant pour lui la menace sous-jacente, dont le Maître se rappela pourtant, d'après le regard qu'il lui lança. Sans Nërehn, vous ne trouverez plus de repos, en aucun instant. Ni même dans vos songes. Là était le marché que le Sylarn imposait à chacun de ses Maîtres : sa coopération en échange de l'enfant qu'il gardait auprès de lui. Seulement alors il refrénait sa violence, et ne lâchait pas ses cauchemars sur leurs rêves arrogants. Maître et esclave s'affrontèrent un instant, silencieusement, alors que les esclaves Aths montraient des signes d'impatience, ne sachant s'ils devaient se saisir du Sylarn récalcitrant ou non. Le Panael finit par soupirer, avant de se tourner vers le lycanthrope. "Je vous prie d'ouvrir cette porte, Monsieur. Si l'enfant s'y trouve bien, elle n'a rien à craindre de cette bête, je vous le garantis." L'Animal appuya la demande d'un regard glacé au Panael. Qu'il lui rende son enfant, ou il ne répondait plus de ses actes.

HRP:
 


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MessageSujet: Re: [PV Vermont] Quand les bêtes s’emballent, les souris fuient... Aujourd'hui à 1:57

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[PV Vermont] Quand les bêtes s’emballent, les souris fuient...

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